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La maman de Cyril, victime du tueur de Liège, témoigne: "Je revois cet homme avancer vers nous et tirer sur mon enfant"

La maman de Cyril, victime du tueur de Liège, témoigne:

Cyril n'avait que 22 ans. Ce mardi 29 mai, il a perdu la vie alors qu'il se rendait à l'école pour rendre son travail de fin d'études. Sa mère, Fabienne, a assisté, impuissante, à son meurtre. Dans une interview donnée à "Het Nieuwsblad" et rapportée par "SudPresse", elle raconte comment tout a basculé en l'espace de quelques minutes.

Aux alentours de 10h30, Cyril et sa mère, Fabienne, se trouvent à proximité du boulevard d'Avroy à Liège. Le jeune homme vient de déposer son travail de fin d'études dans son établissement scolaire. Tous deux constatent un important déploiement policier, sans comprendre ce qui est en train de se passer. "Au niveau du lycée de Waha, Cyril m’a soudain dit 'Maman il se passe quelque chose'. Je voyais un policier, j’étais inquiète, j’ai voulu accélérer", explique la mère de Cyril.


"Il a été tué sous mes yeux"

Malheureusement, ils sont stoppés dans leur course par un feu rouge. A ce moment là, ils sont pris pour cible par Benjamin Herman. "Le tireur s’est approché, il a parlé mais je n’ai pas compris. Et puis sans hésitation, il a tiré sur mon fils, plusieurs balles, par la fenêtre du côté passager", témoigne Fabienne.

Cette mère assiste, impuissante, à la mort de son fils. Cyril, 22 ans, succombe à ses blessures. "Il a été tué sous mes yeux. Je ne comprends pas, je ne comprends pas comment ça a pu arriver. Je vois encore cet homme s’avancer vers nous puis tirer sur mon enfant", livre Fabienne. 

La fusillade s'est produite vers 10h30. L'assaillant a d'abord porté de "multiples coups de couteau" aux deux policières "agressées par l'arrière", avant de s'emparer de leurs armes de service pour les abattre, a raconté devant la presse le procureur de Liège, Philippe Dulieu.


L'assaillant était incarcéré depuis 2003

C'est avec ces armes, subtilisées aux policières, que l'assaillant a fait feu contre Cyril.

Décrit comme un délinquant plusieurs fois condamné pour vols, coups et blessures ou trafic de stupéfiants, Benjamin Herman était incarcéré depuis 2003 mais en permission de sortie lorsqu'il est passé à l'acte mardi.

Selon une source proche de l'enquête, jointe par l'AFP, Benjamin Herman était fiché par la police pour avoir été en contact, lors d'un séjour à la prison de Lantin (est), avec un détenu islamiste, et s'être radicalisé.

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