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La personnalité de Nathan Duponcheel analysée lors de son procès: "Il était amoureux d'une jeune fille qui ne voulait pas de lui"

La personnalité de Nathan Duponcheel analysée lors de son procès:
© Image Belga

Selon son frère, Nathan Duponcheel était sous le choc, le 7 mars 2018, quand il a appris que son meilleur ami, T., sortait avec celle qu'il aimait, K. Il a brisé son bracelet électronique et s'est dirigé vers son domicile, armé d'un couteau. Les frères de Nathan ont déclaré que cette fille jouait avec lui. Elle répond qu'elle n'a jamais été intéressée par "ce bon camarade" et ne lui a jamais laissé espérer davantage.

Le 7 mars 2018, Nathan a brisé son bracelet électronique, octroyé six jours plus tôt par la chambre du conseil de Mons. Il a enfourché son vélo pour se rendre chez K., la jeune fille qu'il aimait secrètement. Il était armé d'un couteau. Son plus jeune frère et sa mère ont réussi à le rattraper près du parc de Mouscron. Il n'est jamais arrivé chez K.

"Nathan était énervé par ce qu'il venait d'apprendre. Personnellement, j'ai toujours cru qu'il aurait pu se passer quelque chose. Il avait un regard méchant", a déclaré son frère. Nathan avait appris que K. sortait avec T., son meilleur ami qui ne lui donnait plus de nouvelles. K. avait reçu de nombreux messages de Nathan, lui réclamant des comptes. Elle ne lui a pas répondu.


Pour la protéger et venger son père

"Il ne comprenait pas pourquoi T. et moi s'étions remis ensemble, sans l'avoir prévenu". Selon ses frères, Nathan avait la tête à l'envers avec cette jeune femme. "Cette fille a beaucoup joué avec lui", ont déclaré les deux frères. K. a été auditionnée par la cour, mais pas T., qui viendra mercredi. Elle a fait la connaissance de Nathan à l'école des Frères Maristes à Mouscron. Elle sortait déjà avec T. et n'avait senti aucun sentiment à son égard, venant de Nathan.

"C'était un bon camarade", dit-elle. Quand elle a rompu avec T., elle n'a ressenti aucun sentiment à son égard. "En mai 2017, il a écrit une lettre pour dire qu"il avait fait du mal à la fille qu'il aimait. J'ai rompu tout contact avec lui. Je ne lui ai jamais laissé espérer davantage. Il a mal réagi, il laissait des messages, mais pas de menaces". K. savait que Nathan ne portait pas le bourgmestre de Mouscron dans son coeur. Elle fut étonnée d'apprendre que Nathan avait tué le bourgmestre. "C'était une crème avant", dit celle qui n'est jamais allée le voir en prison.

Le soir du crime, Nathan a appelé K. et lui a dit qu'il avait fait cela pour la protéger et venger son papa. Elle n'a pas compris la signification de cet appel. "Je ne me rappelle pas de lui avoir dit ça. Cela n'a pas de sens pour moi", répond l'accusé. K. confirme que c'est bien ce qu'il lui a dit. Me Mayence, avocat de parties civiles, a évoqué d'autres SMS, envoyés en avril 2017, dans lesquels l'accusé se qualifiait de "putain de meurtrier" et qu'il allait s'en prendre à quelqu'un. L'accusé a avoué, lors de l'enquête, qu'il parlait d'Alfred Gadenne. 

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