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La police prend sa batte de cricket pour une arme: son père licencié et sa famille expulsée

La police prend sa batte de cricket pour une arme: son père licencié et sa famille expulsée

Une famille est menacée de retour au Pakistan après que le fils a été recherché par erreur en Belgique. En se rendant à un match de cricket, le fils protégeait sa batte de la pluie, perçue comme une arme par un appel de la police rapidement relayé par les médias.

Une famille pakistanaise est menacée de devoir retourner au Pakistan après que la photo d'un des fils, Assim, eut été diffusée par les médias et la police, qui le soupçonnait de se balader en rue avec une arme dissimulée.
Une batte de criquet au lieu d'une arme
En fait d'arme, il s'agissait d'une batte de cricket que le jeune homme protégeait de la pluie. L'ambassade du Pakistan a licencié le père, précipitant le retour au pays de la famille, indiquait samedi soir la RTBF dans son journal télévisé.
 
"Nous perdons notre privilège d'habiter en Belgique"
"Endéans six jours, nous devons rentrer au Pakistan, mon père doit rentrer au Pakistan" , a expliqué un des frères. " Nous perdons le privilège d'habiter en Belgique."   L'appel à témoins lancé par la police et relayé par plusieurs médias montrait un jeune homme portant sous le bras un objet dissimulé par un vêtement.
"Un tueur antisémite dans la nature" 
Surpris de voir sa photo s'étaler dans la presse, Assim Abassi était allé se signaler à la police et expliquer qu'il se rendait à un match de cricket, protégeant sa batte des gouttes de pluie.  Mais l'ambassade du Pakistan avait aussi lu la presse - dont certains titres se demandaient si " un tueur antisémite (était) dans la nature" - et a licencié le père d'Assim. Personne n'était joignable à l'ambassade dimanche pour expliquer les faits.      
Mobilisation sur les réseaux sociaux
La mobilisation s'est rapidement organisée sur les réseaux sociaux, pour demander à l'ambassade de reconsidérer sa décision. La députée Ecolo Zakia Khattabi a également interpellé le Premier ministre Charles Michel pour lui demander s'il est "prêt à accorder, à titre de "dédommagement" moral un titre de séjour à cette famille victime d'un délire collectif".  

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