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Le commissaire-général De Mesmaeker prêt à s'atteler à la banque carrefour de la sécurité

(Belga) Marc De Mesmaeker, le nouveau commissaire-général de la police fédérale, s'est dit lundi prêt à collaborer avec la commission de suivi des attentats du 22 mars à Bruxelles pour élaborer un cadre légal de mise en oeuvre la banque carrefour de la sécurité.

Le lancement de cette banque carrefour est l'une des principales recommandations de la commission d'enquête parlementaire née après les attentats. Cette création avait également été évoquée la semaine dernière lors d'un échange de vues de la commission de suivi avec les ministre Geens (Justice) et Jambon (Intérieur). Ce dernier avait annoncé à cette occasion qu'une note stratégique avait été élaborée et qu'elle serait discutée les prochains mois. Le président de la commission de suivi, Patrick Dewael (Open vld) avait dit redouter que rien ne bouge si la banque carrefour ne voyait pas le jour. Lundi devant les députés, M. De Mesmaeker a dit être disposé à travailler avec la commission à l'élaboration d'un cadre réglementaire pour cette banque carrefour. Le nouveau patron de la police fédérale s'est aussi dit favorable à la mise en oeuvre phasée de la recommandation portant sur la création de cinq 'Joint Intelligence Centres' et d'autant de 'Joint Decision Centres' dans les cinq arrondissements judiciaires. A Bruxelles, la chose est déjà d'application. Et selon le commissaire-général, il serait bon que la capitale garde, en tant que projet-pilote, son avance en la matière. Le collège des Procureurs généraux a toutefois déjà requis l'élaboration d'un calendrier de l'extension vers les autres arrondissements. Enfin, M. De Mesmaeker ne s'est pas montré très emballé lundi par la règle de consensus qui prévaut aujourd'hui au sein du comité de direction de la police fédérale. La commission d'enquête avait plaidé pour que le commissaire-général y dispose de plus de poids. Certains avaient d'ailleurs vu dans le récent changement opéré à la tête de la police une opportunité de concrétiser cette idée, mais cela ne s'est pas réalisé. Cela signifie donc que le comité de direction continue à publier les opinions minoritaires exprimées lors de la prise de ses décisions, ce qui, selon M. De Mesmaeker, arrive rarement cependant. Il a toutefois insisté lundi sur le fait que certaines améliorations pouvaient être apportées, sans pour autant modifier la loi actuelle. (Belga)

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