Le patron de Dimitri Herman, le frère du tueur de Liège, s'exprime: "C'est un travailleur régulier qui souhaite sortir de ses problèmes"

Ce mercredi, le média Sudpresse a affirmé que Dimitri Herman, le frère de l'auteur de l'attentat de Liège du 29 mai, était recherché par la police. Une information qui s'est révélée fausse. Face à la situation, l'employeur de Dimitri Herman a décidé de s'exprimer publiquement pour blanchir son ouvrier. Au micro de nos journalistes, il parle d'un "travailleur exemplaire" qui souhaite "sortir des problèmes".

Le lendemain de l'attentat, il était présent aux ateliers

Lors de son interview, Alain Klinkenberg, administrateur délégué de l'Atelier de l'Avenir, est d'abord revenu sur les rumeurs affirmant que son employé était recherché par la police. "Il n'y a pas de raison de dire qu'il est recherché. Il n'a jamais quitté son travail depuis l'attentat. Le lendemain de l'attentat, il était présent aux ateliers. On a dit qu'il était recherché alors qu'il suffisait simplement de venir sur son lieu de travail. Je peux vous assurer qu'il n'y a aucune raison de penser qu'il est en train de se cacher pour préparer quelque chose", s'est confié le patron de Dimitri Herman.

Alain Klinkenberg s'est ensuite exprimé sur le passé de Dimitri Herman et sur son état d'esprit actuel. "C'est un travailleur, certes il a son passé, mais il aimerait s'éloigner le plus possible de son passé. Il y a trois ans il a eu un accident de moto. À l'issue de cet accident, il a eu un handicap. Il a été embauché chez nous, et depuis deux ans c'est un travailleur qui est régulier. C'est un travailleur qui souhaite vraiment sortir de ses problèmes", a-t-il affirmé.

Il n'accepte pas ce que son frère a effectué, mais ça reste malgré tout son frère

Aujourd'hui, les actes de son frère et les rumeurs persistantes mettent à mal Dimitri Herman. "Ce qui s'est passé lui fait rappeler pas mal de souvenirs. Mais il est certain que sa première préoccupation est de redevenir un citoyen normal, à part entière", indique Alain Klinkenberg. "Il y avait quand même un passé avec son frère. Il tenait à son frère, mais il n'accepte pas ce que son frère a effectué, mais ça reste malgré tout son frère, et il peut avoir de la peine pour le décès de son frère", a-t-il ajouté.

Une fois pour toute, le patron de Dimitri Herman a souhaité assurer que son employé ne présentait aucun signe de radicalisation. "Non absolument pas. D'ailleurs, s'il y a bien quelque chose qu'il reprochait à son frère, puisqu'il lui en avait parlé, c'était à un moment donné de changer de religion", a conclu Alain Klinkenberg.


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