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Michel Lelièvre, complice de Dutroux, peut-il sortir de prison AVANT la fin de sa peine? Décision le 30 septembre

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Le tribunal de l'application des peines (TAP) a examiné ce mardi matin la demande de surveillance électronique introduite par Michel Lelièvre. Il y a un an, le dossier avait été reporté, car celui qui fut complice de Marc Dutroux avait perdu le logement dans lequel il envisageait de s'installer. La décision sera donnée le 30 septembre.

Le tribunal de l'application des peines (TAP) a siégé ce mardi matin au sein de la prison d'Ittre, où est incarcéré Michel Lelièvre afin d'examiner sa demande de sortie de prison et sa mise sous surveillance par bracelet électronique, à deux ans du terme de sa peine. Le tribunal a annoncé que sa décision serait livrée le 30 septembre prochain. Associé à jamais dans l'esprit de la population à Marc Dutroux, avec lequel il a collaboré pour l'enlèvement de Sabine, Laetitia, An et Eefje, l'homme a été condamné en 2004 par la cour d'assises d'Arlon à 25 ans de prison pour association de malfaiteurs, enlèvement d'enfants, séquestration et trafic de drogue. Il n'a été jugé coupable ni de viols ni d'assassinats.

Michel Lelièvre se trouve derrière les barreaux depuis 1996 et arrivera donc en fin de peine en 2021. Il peut demander une libération conditionnelle depuis 2005. En 2013, il avait introduit une demande de détention limitée pour pouvoir suivre une formation en menuiserie hors de la prison. Mais, face à la pression médiatique, l'association qui avait accepté de l'accueillir avait fait marche arrière.

Très isolé, le complice de Marc Dutroux ne dispose d’aucun point de chute. Les congrégations religieuses ont refusé de l’héberger sans doute après les remous provoqués par la libération de Michèle Martin. Des contacts ont été pris avec des agences immobilières afin de lui trouver un logement.

Un organisme d’aide aux détenus est prêt à avancer la caution locative et le premier mois de loyer que Michel Lelièvre devrait rembourser par la suite grâce aux allocations de chômage auxquelles il peut prétendre. En effet, selon son avocate, Michel Lelièvre a travaillé avant son incarcération. Sa libération conditionnelle ou sous bracelet électronique ne sera effective que lorsqu’il aura signé un contrat de bail.
Lelièvre devrait aussi suivre une formation qualifiante, ajoute son avocate.

Michel Lelièvre, aujourd’hui âgé de 48 ans, a passé ses première années en prison à l’isolement puis a pu travailler quelque temps en cellule avant qu’une décision de l’AFSCA n’interrompe ce petit boulot. Aujourd’hui, il travaille à la bibliothèque de la prison.

Le complice de Marc Dutroux veut désormais se faire oublier. Il veut une petite vie tranquille et a peu de besoins, précise encore Me Bovy. Dans 2 ans, Michel Lelièvre arrivera à fond de peine. Dans ce cas, il ne sera plus possible pour la justice de le surveiller contrairement à ce qu’il se passe lors d’une libération conditionnelle.

Depuis 2018, il bénéficie du droit de quitter régulièrement l'établissement pénitentiaire d'Ittre pour une durée n'excédant pas 16 heures.

Lorsqu'une personne est condamnée à une peine ferme de plus de trois ans, elle peut accéder à une surveillance électronique si elle se trouve dans les conditions de temps d'une libération conditionnelle, c'est-à-dire avoir subi un tiers de sa peine (15 ans pour les condamnés à une peine privative de liberté de trente ans ou de perpétuité).

Marc Dutroux, condamné à la réclusion à perpétuité avec mise à disposition du gouvernement pendant 10 ans, ne désespère pas non plus de quitter la prison. Vu ses faibles perspectives de réinsertion sociale, ses chances de sortie sont toutefois minces. Son ex-épouse Michelle Martin, que la cour d'assises d'Arlon avait condamnée à 30 ans de prison, a elle été libérée sous conditions en 2012. (Belga)

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