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Libération conditionnelle: mesures de sécurité renforcées pour la venue de Marc Dutroux à Bruxelles

 
 

La justice se penchera lundi sur la demande de libération de Marc Dutroux. Comme son ex-épouse, il souhaite bénéficier d'une libération conditionnelle sous surveillance électronique. Son dossier sera examiné par le tribunal d'applications des peines de Bruxelles. La différence avec Michèle Martin, c'est que le gouvernement a, depuis, décidé de durcir les conditions d'accès aux conditionnelles.

Le tribunal de l'application des peines de Bruxelles examinera lundi la demande de libération sous surveillance électronique de Marc Dutroux. L'audience se tiendra à huis clos. Elle devrait débuter vers 14 heures. Par mesure de sécurité et en raison de la présence annoncée de Marc Dutroux, l'affaire devrait être examinée en priorité. Laetitia Delhez, sa mère Patricia Martin, ainsi que Jean-Denis Lejeune, parties civiles au procès de Dutroux, ont annoncé, via leur avocat Me Georges Beauthier, qu'ils n'assisteront pas à l'audience. La décision du TAP devrait tomber 8 à 10 jours après l'audience, estime l'avocat du condamné.

 

Bruxelles sous haute tension

Les personnes qui devront se rendre au palais, seront soumises à un détecteur de métal. Quatre pelotons supplémentaires de la police locale de Bruxelles-Ixelles seront dépêchés sur place. Plusieurs groupes, dont Nation, ont déjà annoncé leur intention de manifester. Marc Dutroux sera escorté par 10 membres des Unités spécialisées dans les transferts de la police fédérale (Gotts). Le détenu sera amené à bord d'un véhicule banalisé blindé qui sera escorté par un convoi de véhicules policiers. L'hélicoptère de la police fédérale sera également mobilisé. La décision du TAP de Bruxelles devrait tomber 8 à 10 jours après l'audience, estime Me Pierre Deutsch, avocat de Marc Dutroux. Tant la direction de la prison de Nivelles que le parquet ont déjà rendu un avis négatif.

"Un véritable combat judiciaire"

Me Pierre Deutsch, avocat de Marc Dutroux, espère assister lundi à "un véritable débat judiciaire", et a témoigné sa confiance au TAP. Il se montre toutefois lucide et reconnaît qu'il est rare d'obtenir une libération conditionnelle dès les premières demandes. "Cela demande un mûrissement du projet", dit-il. "Contrairement à l'idée répandue, une libération conditionnelle ne s'obtient pas facilement en Belgique", précise l'avocat.

"Les lois circonstancielles ne sont jamais de bonnes lois"

Me Deutsch a par ailleurs qualifié à cet effet de lamentable le projet de loi visant à durcir les libérations conditionnelles. Il souligne que d'autres acteurs judiciaires, comme l'ordre des barreaux francophones et germanophone et l'association syndicale des magistrats se montrent également critiques par rapport à ce projet de loi. Pour Me Deutsch, la réforme ne devrait pas concerner son client. Il explique que les condamnés qui tombent sous le coup du régime actuel devraient pouvoir bénéficier - en cas de réforme - du système qui leur sera le plus favorable. "Les lois circonstancielles ne sont jamais de bonnes lois", conclut-il.




 

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