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Meurtre de Béatrice Berlaimont: le témoignage de Sauvane "extrêmement poignant, d'une grande dignité" (vidéo)

Le témoignage à huis clos de Sauvane Watelet, vendredi après-midi, devant la cours d'assises de la province de Luxembourg, a été un moment "extrêmement poignant, d'une grande dignité", a déclaré Anne-Catherine Mignon, l'avocate de la jeune automobiliste agressée sexuellement le 4 décembre 2014 par Jérémy Pierson.

Sauvane Watelet a demandé, vendredi, par la voix de son conseil, à pouvoir témoigner à huis clos, ce à quoi la défense ne s'est pas opposée. Après quelques minutés de délibéré, la cour a donné une réponse favorable à cette demande. "On ne peut pas ressortir indemne d'un témoignage pareil", a déclaré Me Mignon, ajoutant que "cela fait du bien (à Sauvane, NDLR) de pouvoir exprimer ce qu'elle a ressenti et d'expliquer ce qu'elle a vécu". "C'est un moment que Sauvane redoutait mais elle peut être fière d'elle, de la manière dont elle s'est exprimée."

L'avocate de la partie civile a encore précisé que l'accusé avait formulé des excuses, "mais vous imaginez bien que cela est difficile à entendre et à accepter", a encore dit Anne-Catherine Mignon aux journalistes présents. Selon l'avocate, elle-même très émue par le témoignage de sa cliente, l'accusé a agi "avec une froideur extrême". 

Le jour de la disparition de Béatrice Berlaimont, vers 17h, Sauvane Watelet a été agressée alors qu'elle s'était arrêtée en bord de route, à la sortie d'Arlon, pour répondre à un appel téléphonique de sa maman. L'accusé avait surgi dans sa voiture, l'avait menacée avec un couteau et forcée à un rapport sexuel oral. Il avait ensuite entravé la victime et avait quitté les lieux pour aller chercher de l'argent avec sa carte bancaire. L'agression a duré environ trois heures. La jeune automobiliste avait réussi à s'échapper, en relevant le loquet d'une portière avec ses dents, et avait été secourue quelques centaines de mètres plus loin, à moitié dénudée et les mains toujours liées, chaussée d'une seule de ses deux bottes, par des automobilistes. Des relevés ADN avaient permis d'établir un lien entre cette agression et l'enlèvement de la jeune Béatrice Berlaimont dont le corps avait été retrouvé, trois jours plus tôt, dans une sapinière à Sesselich (Arlon). 

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