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Monseigneur Danneels risquerait la prison

Monseigneur Danneels est entendu par la police depuis ce matin. Si la non-assistance à personne en danger était retenue contre lui, le juge d’instruction ou le parquet pourrait décider de le poursuivre en justice. Il risquerait alors jusqu’à un an de prison.

Depuis la semaine dernière, l’Eglise catholique belge est dans la tourmente. Les perquisitions menées en son sein ont fait grand bruit. Les méthodes utilisées pour dénicher de présumés dossiers cachés de pédophilie ont été dénoncées et l’affaire a même fait réagir le Vatican. Le dimanche 27 juin, le pape avait d’ailleurs lui-même critiqué les perquisitions menées avec "certaines modalités surprenantes et déplorables", avait-il dit. Aujourd'hui, l'enquête se poursuit et Monseigneur Danneels est interrogé par la police. Si des charges de non-assistance à personne en danger sont retenues contre lui, il risquerait jusqu'à un an de prison. Mais les prêtres doivent aussi respecter le secret de leur profession...


Le cardinal Danneels entendu à titre de témoin

Le cardinal Danneels a rejoint peu après 9H30 les locaux de la police judiciaire fédérale à Bruxelles, square Victoria-Regina, à Saint-Josse. Il est arrivé en voiture, sans chercher à se dissimuler, mais a cependant évité tout contact avec les nombreux journalistes présents. Il est entendu à titre de témoin, précise le quotidien La Capitale. Il devra probablement s’expliquer sur les éléments de l’affaire Dutroux qui auraient été retrouvés à Malines. Il devra également faire la lumière sur une affaire de pédophilie dans l’Eglise, dont des pièces ont été retrouvées brulées, à l’archevêché.

Un audition de plusieurs heures

On suppose que l’audition est toujours en cours actuellement. On ignore combien de temps elle va durer, mais cela pourrait durer plusieurs heures. Pour l’instant, personne n’a vu le cardinal Danneels sortir des bureaux de la police judiciaire. Cependant, le bâtiment compte plusieurs sorties, ce qui lui permet de se soustraire à la presse s'il le désire.


Non assistance à personne en danger ?

Que risque-t-il, au fond ? Si Monseigneur Danneels savait des choses qu’il a cachées à la justice, il se peut que des charges soient retenues contre lui. Notamment la non-assistance à personne en danger, comme l’explique Jean-Marc Meilleur, porte-parole du parquet de Bruxelles. Cependant, il faut nuancer : "Sans parler de ce dossier précisément, entame-t-il, une personne qui reçoit des confidences et ne dénonce pas les faits entre dans ce qu’on appelle l’abstention coupable. Ou non-assistance à personne en danger. Les articles 422 bis et suivants du code pénal prévoient des peines de huit jours à un an de prison et/ou une amende. Mais il faut être prudent car les prêtres sont eux aussi soumis au secret de la confession, comme un secret professionnel. Il faut donc pondérer tout cela et savoir avant tout si la personne a reçu des confidences dans le cadre d’une révélation couverte par le secret ou pas", dit-il au quotidien La Capitale.


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