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Mort d'une joggeuse à Boninne: plusieurs centaines de personnes lui rendent hommage, l'accusé déclare qu'il ne la connaissait pas

Les obsèques de Wivinne Marion ont eu lieu à 10h30 à l’Eglise de Boninne. L’avocat de l'accusé Xavier Van Dam ne demandera pas sa remise en liberté, vu les éléments qui pèsent contre lui. Il dément toute relation entre son client et la victime. L’homme aurait beaucoup bu lors d’une soirée et ne se souviendrait de rien.

Le suspect interpellé jeudi à la suite de l'homicide d'une joggeuse à Namur a été inculpé pour assassinat et détention arbitraire. Il dit se souvenir de rien. Son mandat d'arrêt a été prolongé mardi suite à son passage devant la chambre du conseil de Namur.

Ce lundi, son avocat s'est très brièvement exprimé auprès de RTLinfo. Maître David Toussaint indique que son client affirme qu'il ne connaissait pas la victime, Wivinne Marion, et qu'il n'avait donc aucune relation avec elle.

Toujours selon l'avocat, le suspect dit avoir beaucoup bu lors d'une soirée. Il serait sorti de cette soirée et aurait eu un "trou noir".

Aujourd'hui, l'homme sous les verrous confie être "très mal". Me Toussaint nous a confié qu'il n'avait pas l'intention de plaider la libération de son client, vu les indices de culpabilité qui pèsent sur lui.


Un homme déjà condamné par le passé

Ce lundi en fin de journée, le parquet de Namur a également communiqué à propos du suspect. L'homme, âgé de 28 ans, s'appelle Xavier Van Dam. Il est domicilié à Flawinne, tout près de l'endroit où a été repêché le véhicule à l'intérieur duquel se trouvait le corps de Wivinne Marion. Cela explique aussi sa bonne connaissance des lieux. L'assassin présumé avait déjà été condamné en 2015 pour violation de domicile, coups et blessures et détention de stupéfiants, a indiqué le parquet namurois lundi soir.

Les faits pour lesquels il a déjà été condamné remontent à novembre 2012. Il s'était alors introduit en possession et sous l'effet de stupéfiants dans le domicile d'une voisine, à laquelle il avait porté des coups, avant que celle-ci ne prenne la fuite par la fenêtre du 1er étage avec ses deux enfants. En 2015, une peine de 120 heures de travail assortie de 12 mois d'emprisonnement en cas d'inexécution avait été prononcée à son encontre pour ces délits. Le parquet précise qu'il a aussi déjà été condamné pour deux faits de roulage.

Des centaines de personnes lui rendent hommage 

Wivinne Marion a été tuée jeudi 1er novembre, alors qu'elle faisait son jogging près de chez elle, à Boninne (Namur), où elle a été enterrée mardi. Plusieurs centaines de personnes ont assisté à ses obsèques. La cérémonie s'est déroulée dans une ambiance particulièrement lourde.

Qu'ils soient proches, collègues, amis, voisins ou simplement sensibles à sa disparition, ils sont nombreux à avoir voulu saluer une dernière fois la Namuroise de 42 ans et marquer leur soutien à sa famille. Une partie de la foule a d'ailleurs dû rester à l'extérieur de la petite église de Boninne.
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De nombreuses personnes ont pris la parole, à commencer par le mari de la défunte, pour le moins ému. Au fil des discours, Wivinne Marion a été présentée comme une femme aux "huit vies". Elle qui fut avant tout une grande sœur, une étudiante pétillante, puis une rebelle. Avant de devenir une brillante pédiatre au CHR de Namur, de "sauver de nombreuses vies" et de se transformer en une parfaite épouse et mère de deux enfants, férue d'art, de voyage, de shopping, de mode et de jogging. "Attachante, aimante, passionnée, belle et brillante", Wivinne était aussi vue comme une "winner". Une gagnante qui n'hésitait pas à repousser les limites du possible dans les nombreuses choses qu'elle entreprenait, notamment en pédiatrie. "Restons unis contre le non-sens, la violence et la peur", a également insisté l'une des intervenantes.

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