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Patrick Vanderlinden, meurtrier présumé de Louise L., avait mis fin à ses jours en prison: sa famille dépose plainte

Patrick Vanderlinden, meurtrier présumé de Louise L., avait mis fin à ses jours en prison: sa famille dépose plainte

La famille de Patrick Vanderlinden, l'homme qui avait mis fin à ses jours après avoir reconnu le meurtre d'une étudiante française de la faculté vétérinaire de Liège, va déposer plainte devant un juge d'instruction, a annoncé lundi l'avocat François Dessy. Les proches de Patrick Vanderlinden cherchent à comprendre les raisons de son suicide et suspectent un dysfonctionnement au sein de la prison.

Patrick Vanderlinden avait été inculpé du meurtre de Louise L., une Française originaire du Mans, qui avait été découverte sans vie le lundi 11 octobre 2017 dans le kot qu'elle occupait dans le quartier du Longdoz à Liège. Cette étudiante de la faculté vétérinaire de Liège avait été étranglée et tuée d'un coup de couteau. Patrick Vanderlinden, son voisin, avait avoué avoir commis les faits. Il avait déjà été condamné à deux reprises pour des affaires de mœurs.


"La famille vit avec des doutes et des questions"

L'homme s'était donné la mort en prison le 23 juin 2018.L'avocat François Dessy a annoncé le dépôt d'une plainte devant un juge d'instruction pour le compte de la famille de Patrick Vanderlinden. Celle-ci cherche des explications sur les circonstances du suicide. 

"La famille vit avec des doutes et des questions. Comment un détenu comme Monsieur Vanderlinden, fragilisé par son incarcération, peut-il bénéficier de la latitude suffisante pour mettre fin à ses jours? Comment cela peut-il arriver dans le lieu le plus surveillé de Belgique? La famille voulait trouver les voies et moyens pour faire la lumière sur cette disparition à l'origine de laquelle il y a peut-être des responsabilités à pointer. Sa plainte répond à cette demande légitime", a indiqué Me François Dessy.

Patrick Vanderlinden s'était donné la mort alors qu'un mouvement de grève affectait la prison de Lantin. "Nous sommes peut-être en face d'un cas de non-assistance à personne en danger, d'un dysfonctionnement ou d'un défaut de surveillance pénalement punissable", a encore précisé l'avocat de la famille Vanderlinden. 

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