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Plus de 1.000 signalements d'abus sexuels par des membres de l'Eglise depuis 2010: qu’est-ce qui a été mis en place?

Entre 2010 et 2017, plus de 1.000 victimes ont signalé des abus sexuels de la part des hommes du clergé, en Belgique. Un grand débat aura lieu demain à Rome sur ces abus au sein du clergé. Le pape François rencontrera durant quatre jours les plus hautes personnalités de l'église.

Chez nous, quelles mesures ont été prises après la révélation du scandale autour de Robert Vangheluwe, l’évêque de Bruges? Une commission spéciale a été mise sur pied, elle a notamment abouti à l'allongement du délai de prescription, qui est passé à 15 ans. Les auditions de mineurs abusés doivent être filmées et il y a également une extension du droit de parole dans le cadre du secret professionnel.

De son côté, l'église gère 11 points d'accueil... pour ses propres victimes. Peut-on se fier à ces centres? Nous avons posé la question à Tommy Scholtes, le représentant des évêques de Belgique.

"Les points d’accueil sont gérés par l’église mais il est évident qu’à n’importe quel moment, ces points d’accueil sont là beaucoup plus pour envoyer vers les tribunaux et aider les victimes à aller vers le tribunal, plutôt que pour régler une affaire. Cela a été très bien décidé au moment de la commission d’arbitrage, la mission est extrêmement cadrée pour les personnes qui se présenteraient. Et même si on va chez un évêque, on est directement conseillé de se rendre vers la justice si on est victime et si on est auteur, à ce moment-là il y a automatiquement renvoi vers la justice. De ce point de vue-là, je me sens très à l’aise pour connaître l’itinéraire qui est immédiatement la justice civile ou pénale", a expliqué Tommy Scholtes.

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