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Procès à Mons: une maison de l'horreur à La Louvière, deux enfants ont fini par parler

Procès à Mons: une maison de l'horreur à La Louvière, deux enfants ont fini par parler
(c) ISOPIX
 
 

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné lundi un père de famille à 20 ans de prison ferme et une mise à disposition du tribunal d'application des peines pour une durée de 15 ans. L'homme, tyrannique et pervers, a maintenu sous son emprise, pendant plus de 10 ans, ses enfants, leur mère et belles-mères à qui il imposait des relations sexuelles. Les enfants subissaient également des coups.

La sixième chambre correctionnelle du tribunal du Hainaut, division de Mons, a condamné lundi un père de famille à 20 ans de prison ferme et une mise à disposition du tribunal d'application des peines pour une durée de 15 ans. Il est, en outre, déchu de ses droits civiques et politiques à perpétuité. L'homme et quatre femmes étaient poursuivis dans le cadre d'une affaire de mœurs qui s'est déroulée à La Louvière durant une dizaine d'années. Trois femmes, prévenues de viol et de non-assistance à personne en danger sont reconnues coupables. L'une écope de cinq ans avec sursis, l'autre de trois ans avec sursis et les deux dernières bénéficient de la suspension du prononcé de la condamnation 

Le tribunal correctionnel de Mons a donc rendu un jugement à la hauteur des actes particulièrement abominables. C'est dans le huis clos d'une maison d'une cité de La Louvière que les faits se sont déroulés. Un père décrit par les experts psychiatres comme un dangereux pervers à la recherche de la toute-puissance, vivait avec son épouse, ses maîtresses et leurs enfants. Toute la famille était sous sa coupe. Selon les témoins, durant une dizaine d'années, il a imposé des relations sexuelles entre les enfants, leur mère et leurs belles-mères. Lui, quand il ne faisait que regarder, était armé d'un couteau ou d'un fusil pour faire obéir ses victimes. Si les enfants refusaient de se soumettre, ils étaient battus. Le père avait coupé ses victimes du monde extérieur et instauré un climat de terreur. En 2019, deux enfants ont trouvé le courage de parler au centre PMS (le Centre Psycho Médico Social) de leur école. Dans son réquisitoire, le parquet a parlé d'un niveau de cruauté inconcevable.




 

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