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Procès à Liège: Sami Haenen condamné à 12 mois avec sursis pour délit de presse et menaces

 
 

L'avocat de Sami Haenen, condamné à 12 mois de prison avec sursis pour le surplus de la détention préventive, a affirmé mercredi soir son soulagement de voir son client sortir libre après le verdict prononcé par la cour d'assises de Liège. Condamné pour avoir commis un délit de presse, Sami Haenen ne retournera pas en prison tandis que de nouvelles publications ne lui sont pas interdites.

Sami Haenen, un Flémallois âgé de 34 ans, avait proféré des menaces d'attentat à l'égard des femmes et des féministes sur les réseaux sociaux. Ses propos écrits sur Facebook constituaient un délit de presse. Il a été déclaré coupable de ce délit de presse et de menaces verbales envers les femmes. La cour d'assises de Liège l'a condamné à une peine de 12 mois de prison avec sursis probatoire de 2 ans pour le surplus de la détention préventive déjà purgée. A l'exception d'une semaine, Sami Haenen a déjà purgé l'essentiel de sa peine de prison. Le sursis probatoire octroyé ne porte donc que sur une courte période de la sanction. À l'issue de l'arrêt rendu lors de ce procès pour un délit de presse, une infraction rarement poursuivie en cour d'assises, l'avocat de Sami Haenen s'est montré satisfait de la sanction infligée à son client.

C'est un gros soulagement pour lui

"Nous sommes soulagés, car il sort libre de la cour d'assises. C'est l'essentiel. La cour prononce une condamnation de principe pour les faits de menaces et acquitte pour les faits d'incitation à la haine ou à la violence. L'arrêt laisse place à la liberté d'expression mais place aussi quelques balises", estime Me Wilmotte. Sami Haenen avait refusé de se soumettre à la condition probatoire liée à une interdiction de publication sur les réseaux sociaux. Elle ne lui a pas été imposée. Il devra se soumettre à une obligation de suivi psychologique, faire du sport régulièrement, trouver un emploi ou poursuivre des études. Sami Haenen pourra poursuivre ses publications, dans les limites découvertes lors de son procès en assises.

"C'est un gros soulagement pour lui de retrouver sa liberté et de ne pas être privé de sa liberté de parole. Il n'y a pas de censure prononcée contre lui. C'est très important dans une société comme la nôtre"', indique encore l'avocat. Mais l'avocat pointe aussi les faiblesses de la loi actuelle sur les délits de presse. D'autres procès du même type devraient être organisés. "Une porte est ouverte. Il existe d'autres dossiers de ce genre dans les tiroirs de la justice. Logiquement, il devrait y avoir d'autres procès de ce genre, du moins tant que le législateur ne modifiera pas les lois sur les délits de presse", a ajouté Me Wilmotte.


 




 

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