Procès Nemmouche: le dossier complet volé dans le bureau de l'avocat Lurquin, une batte et une réplique de kalachnikov retrouvées

Procès Nemmouche: le dossier complet volé dans le bureau de l'avocat Lurquin, une batte et une réplique de kalachnikov retrouvées
Le procès Nemmouche

La défense de Nacer Bendrer, suspecté d'avoir fourni les armes à Mehdi Nemmouche, va interroger les enquêteurs comme l'a fait celle de Mehdi Nemmouche mardi.

Le dossier complet sur Mehdi Nemmouche a été volé mardi soir dans le bureau de l'avocat Lurquin, confirme le parquet fédéral. Maître Lurquin représente une artiste chilienne de 81 ans présente sur les lieux au moment de la tuerie.

Les policiers de la zone ouest ont été avisés d’un cambriolage dans un cabinet d’avocat, chaussée de Gand à Berchem-Sainte-Agathe. Le plaignant est avocat et a constaté la disparition de son ordinateur portable et de deux de ses dossiers dont celui concernant l’affaire "Nemmouche" dans lequel il intervient en tant que représentant d’une partie civile. De plus, le plaignant a également retrouvé sur son bureau une batte de baseball ainsi qu’une réplique d’une arme de type kalachnikov.

Le bilan de l'audience de mercredi

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19h00 - "Nous vous demandons de solliciter l'IRM pour savoir quelles étaient les conditions météo, à l'ombre et au soleil, entre 14h00 et 17h00, le 24 mai 2014", a réclamé comme devoir complémentaire Me Courtoy, avocat de Mehdi Nemmouche, mercredi soir devant la cour d'assises de Bruxelles. La présidente de la cour, Laurence Massart, décidera plus tard si oui non elle fait droit à cette requête.

18h35 - "J'interdis à Mehdi Nemmouche" et à ses avocats d'encore "salir la mémoire des Riva", "c'est un scandale absolu", a déclaré mercredi soir dans un commentaire Me Marc Libert, avocat des époux israéliens tués lors de la fusillade au Musée juif. "On accuse des juges d'instruction de faire des faux en écriture, des faux témoignages. C'est extrêmement dérangeant car c'est largement relayé dans la presse par la défense de Nemmouche", a ajouté Me Libert. Ce dernier a également cité la Cour européenne des droits de l'homme, selon laquelle "les avocats ont le droit de s'exprimer publiquement sur le fonctionnement de la justice mais leurs critiques ne sauraient franchir certaines limites". "J'ai le sentiment désagréable que l'on fait le procès des victimes", poursuit le pénaliste.

18h32 - Me Michèle Hirsch, conseil du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), a invité les jurés à "être vigilants" vis-à-vis de la défense de Mehdi Nemmouche parce qu'elle "remet en cause le fonctionnement de l'Etat, notre système judiciaire". "Je voulais vous faire part de ma préoccupation", a entamé Me Hirsch, conseil de la partie civile, mercredi soir devant la cour d'assises de Bruxelles.

17h30 - La cour d'assises de Bruxelles a rejeté une nouvelle fois la demande de la défense de Nacer Bendrer d'acter le fait qu'un rapport a été évoqué sans que la pièce écrite ne soit au dossier.

16h10 - La cour s'est retirée pour délibérer à nouveau sur des conclusions déposées par la défense de Nacer Bendrer. Ses avocats demandent à la cour d'acter que le témoignage fourni par un enquêteur vendredi se basait sur un rapport absent du dossier. Rapport entre-temps déposé. C'est la seconde fois que la cour doit suspendre son audience et retarder l'audition de témoins à la suite d'un dépôt de conclusions par la défense d'un même accusé: Nacer Bendrer.  

15h25 - "On va réfléchir à déposer des conclusions. À partir du moment où la cour refuse d'acter ce qu'a dit un témoin que tout le monde a entendu, ce n'est pas normal", a réagi après l'interruption d'audience mercredi après-midi Me Vanderbeck, l'un des conseils de Nacer Bendrer. L'avocat renvoyait une nouvelle fois à un procès-verbal évoqué vendredi par les enquêteurs à l'audience mais qui ne figurait pas au dossier. Celui-ci faisait état d'analyses de traces papillaires sur une arme qui était en possession de Nacer Bendrer.  

13h - Le procès de l'attentat au Musée juif de Belgique "doit se poursuivre sereinement, sans haine et sans crainte" à la cour d'assises de Bruxelles, a déclaré Maître Vincent Lurquin chez qui on a dérobé hier soir le dossier complet du procès. "Ceux qui veulent nous faire peur ne gagneront pas. Il faut continuer ce procès et aider les jurés à juger sans haine, sans crainte. C'est leur serment", a déclaré Me Lurquin, qui a précisé que "rien ne changeait malgré la menace".

10h - Les questions aux enquêteurs se poursuivent ce mercredi matin pour permettre à la défense de Nacer Bendrer de poser les leurs.

Bilan de l'audience de mardi

Rappel des faits

Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer, deux Français âgés de 33 et 30 ans, sont accusés devant la cour d'assises de Bruxelles d'être auteur et co-auteur de l'attaque terroriste commise le 24 mai 2014 au Musée juif de Belgique, situé rue des Minimes à Bruxelles. L'attentat avait coûté la vie à quatre personnes. Mehdi Nemmouche avait été arrêté six jours après les faits, le 30 mai 2014, à la gare routière de Marseille. Il était en possession de munitions et d'armes, dont une kalachnikov et un revolver, qui ont servi lors de l'attaque au Musée juif. Selon l'enquête, il est celui qui a fait feu sur les quatre victimes à l'intérieur du musée, l'homme visible sur les images de caméras de vidéo-surveillance dans et autour du musée lors de l'attaque, et qui avaient fait l'objet d'un avis de recherche largement diffusé. Mehdi Nemmouche ne conteste pas avoir possédé les armes du crime, mais il nie être le tireur. Quant à Nacer Bendrer, arrêté le 9 décembre 2014 à Marseille, il est soupçonné d'avoir fourni les armes à Mehdi Nemmouche.

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