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Qui sont les agents d'élite qui ont encadré Salah Abdeslam durant son procès?

Une surveillance policière inédite a été mobilisée autour de Salah Abdeslam et Sofien Ayari pour leur procès. Les six policiers qui ont accompagnés les accusés au plus près sont membres de la Direction de la protection, autrement appelée GOTTS. Ces agents d'élite sont notamment spécialisés dans le transfert de détenus dangereux. Le reportage de Benjamin Samyn et Denis Caudron.

Lorsque Salah Abdeslam arrive au palais de justice de Bruxelles, il est encadré par une unité de haut niveau qui sécurise son convoi. Au cœur du tribunal correctionnel, ces policiers fédéraux sont toujours présents et ils ne lâchent pas des yeux le détenu. Ils doivent pouvoir réagir face à toute éventualité et avoir une maîtrise totale de la situation.

"On recherche des gens qui ont un caractère assez fort, et qui ont un potentiel, notamment en conduite, en maîtrise de la violence avec et sans arme à feu, mais aussi par exemple en technique et tactique d'intervention", explique Jean-Hubert Nicolay, commissaire divisionnaire à la Direction de la protection (DAP).

Ça crée une atmosphère très particulière, une sorte de tension

Maitre Laquay est l’un des avocats de Medhi Nemmouche. Le principal suspect de l’attentat du musée juif est lui aussi accompagné par les hommes de la Direction de la protection lorsqu’il se déplace devant la justice. "Lorsqu'il s'est présenté en chambre du conseil, il était effectivement escorté par des policiers cagoulés. Il était menotté, et les menottes étaient accrochées à une ceinture de cuir autour de sa taille", indique Henri Laquay.

Ce type d'entrave a également été utilisé lorsque Salah Abdeslam s’est présenté lundi devant le tribunal. Un dispositif qui, inévitablement, impose une impression. "Ça crée une atmosphère très particulière, une sorte de tension dans les salles d'audience. Parce qu'évidemment, les personnes qui voient les prévenus détenus dans ces conditions peuvent se dire, avant même l'ouverture du procès, qu'elles sont forcément coupables de tout ce qu'on leur reproche", confie Me Laquay.

C'est quelque chose qui doit se faire sans faille

Pour baliser le travail de protection, une collaboration existe entre la justice et la police fédérale. "Nous avons des réunions de coordination avec la magistrature, avec les collègues qui sont en charge de la protection du palais de justice. Donc effectivement nous nous mettons d'accord par rapport à certaines procédures avec beaucoup, beaucoup de rigueur, parce que c'est quelque chose qui doit se faire sans faille", précise Jean-Hubert Nicolay.


Cette unité spécialisée gère également la Protection de personnalité menacée et des escortes de transports de valeur.

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