En ce moment
 
 

Sanne a été forcée de se prostituer à l'adolescence: "Je devais faire entre 10 et 15 clients par nuit"

Sanne a été forcée de se prostituer à l'adolescence:
©VTM
 

Le parquet de Bruxelles a confirmé qu’au début de l’année 2020, une instruction a été ouverte à Bruxelles suite à la disparition d’une mineure d’âge en France et contrainte de se prostituer en Belgique. Nous vous en parlions aujourd'hui sur notre site.

L'adolescente a fugué de chez elle avant d'être vendue par un "ami" pour la somme de 2.000 euros à une bande bruxelloise. Nos confrères de VTM Nieuws se sont entretenus avec une jeune femme: Sanne (nom d'emprunt). Elle a 19 ans. Elle préfère donner un faux prénom car ses ex-proxénètes la recherchent toujours actuellement. Elle aussi a été forcée de se prostituer à l'adolescence.

Des cadeaux empoisonnés

Il y a trois ans, elle rencontre un garçon via Facebook. "Les premières semaines, nous étions de simples amis." Les choses vont se précipiter quand le garçon va lui offrir des cadeaux onéreux. "J'ai dû ensuite le rembourser." En manque d'argent et sous la pression du jeune homme, elle est forcée de vendre son corps. Malgré son refus catégorique, son proxénète et ses complices utilisent la force: "Ils m'ont pendu à un crochet avec des attaches, m'ont brisé les côtes. Mes genoux sont cassés à vie. J'ai de nombreuses cicatrices à cause de l'utilisation d'un Taser", précise-t-elle.

Sous la peur, elle finit par s'exécuter. "Je devais faire entre 10 à 15 clients par nuit. J'ai dû prendre beaucoup de médicaments pour ne pas pouvoir porter plainte. Ils vous donnent beaucoup de drogues aussi pour que vous ne vous souveniez de rien."

La police finira par l'arracher aux griffes de ses proxénètes. Si aujourd'hui Sanne sort du silence, c'est parce qu'elle veut aider d'autres filles. "Si un garçon que vous ne connaissez pas vous 'Like' sur Facebook ou vous écrit 'tu es belle'... ne commentez pas. C'est comme cela que ça a commencé pour moi."

Aujourd'hui, Sanne encourage les personnes potentiellement dans son cas passé à appeler à l'aide via des structures adaptées ou via des personnes de confiance.

 

Vos commentaires