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Violence liée au trafic de drogue à Anvers: la police n'a pas chômé ces derniers jours

Violence liée au trafic de drogue à Anvers: la police n'a pas chômé ces derniers jours
 
 

Le weekend dernier fût mouvementé à Anvers. Douaniers et trafiquants se sont une fois de plus livrés au jeu du chat et de la souris alors que la police locale inaugurait fièrement son opération "ronde de nuit". Bilan : 18 kg de cocaïne interceptés, deux hommes interpellés et plusieurs impacts de balle retrouvés.

La ville d'Anvers et son port continuent d'être le théâtre du trafic de stupéfiants tel qu'on le connaît depuis 2017. La police locale appelle désormais à une action à grande échelle et de longue durée afin de ramener un sentiment de sécurité en ville et d'éviter de plus grands troubles de l'ordre public.

Weekend mouvementé : une importante saisie et des coups de feu

Dimanche 6 septembre, deux hommes ont été interpellés à Anvers après que la police de la route fédérale a arrêté leur véhicule et y a trouvé 18 kilos de cocaïne, selon une information de la Gazet Van Antwerpen confirmée par le parquet d'Anvers. Les suspects sont âgés de 23 et 25 ans. Ils seront amenés à se présenter devant un juge d'instruction. La découverte a été faite lors d'un contrôle de la police de la route à la sortie Berendrecht sur l'autoroute A12. Samedi soir vers 22 heures, dans la Palinckstraat, la police d'Anvers était dépêchée après un incident de tir, a-t-elle confirmé dans la nuit. Deux impacts de balle ont été constatés sur une porte de garage. La rue a été fermée et le laboratoire de la police judiciaire et un juge d'instruction se sont rendus sur place pour analyser les impacts de balle.

Opération "Nachtwacht"

Jeudi 03, la police locale d'Anvers entamait la première nuit de l’opération "Nachtwacht" ("Ronde de nuit"), la plus "grande action de sécurité de ces 20 dernières années", selon le cabinet du bourgmestre Bart De Wever. L'intervention destinée à lutter contre les faits de drogue et les violences qui y sont liées prévoyait notamment l'engagement de patrouilles supplémentaires, des contrôles d'identité plus réguliers, et la fermeture de certaines rues à haut risque quand cela s'avère nécessaire. Une cinquantaine d'agents supplémentaires ont patrouillé dans les rues de la ville. Aucun incident n'a été enregistré durant la nuit, a confirmé la police locale, qui ne compte pas en rester là : "Pendant une très longue période, nous allons quotidiennement mener des actions visibles et moins visibles", a expliqué le chef de corps de la police anversoise, Serge Muyters. La nuit de samedi à dimanche était la deuxième de l'opération qui se poursuivra vraisemblablement dans les semaines et mois à venir. 

"Garantir la sécurité de l'Anversois"  

Depuis 2017, 66 attaques à la grenade ou tirs probablement liés à des règlements de compte dans le milieu des stupéfiants ont été recensés à Anvers. Ces faits entraînent rarement des blessés. Il s'agit souvent de manœuvres d'intimidation ou d'une façon d'attirer l'attention de la police sur des bandes rivales.                                         

La police anversoise entend aussi collaborer pleinement avec la police judiciaire fédérale et le parquet afin de s'attaquer aussi à la dimension internationale du trafic de drogues. "Nous ne pouvons pas promettre qu'avec cela nous allons éviter tout incident dans le futur", a reconnu le bourgmestre. "Mais nous prenons toutes nos responsabilités afin de garantir la sécurité de l'Anversois. Je compte aussi sur l'engagement des autorités supérieures pour donner à la police fédérale et au parquet à Anvers les moyens nécessaires pour mener à bien le travail pour lequel ils sont compétents." Bart De Wever est également revenu sur les résultats déjà engrangés par les forces de l'ordre de sa Ville contre les criminels de la drogue : Depuis 2012, plus de 7.000 trafiquants de drogue ont été interpellés et mis à la disposition de la justice.

Lors d'une conférence de presse livrée en juillet, la douane anversoise tarissait de louanges sa gestion du trafic tout en précisant qu'il restait encore beaucoup à faire en terme de lutte anti-stupéfiants, une déclaration confirmée par les récents événements : "Il est clair que la mafia de la drogue n'est pas restée les bras croisés et a voulu profiter d'une crise mondiale, mais ce faisant, elle n'a pas compté sur les douaniers belges. Avec des capacités limitées, la douane a réussi à maintenir hors de la société des quantités hallucinantes de drogues. Il semble donc que 2020 sera une nouvelle année record en termes de saisies, surtout maintenant qu'une partie supplémentaire de la chaîne est habilement sécurisée."


 

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