Tribunal de Verviers: le benéfice du doute profite à deux pères pour de possibles abus sexuels sur leurs filles

Tribunal de Verviers: le benéfice du doute profite à deux pères pour de possibles abus sexuels sur leurs filles
Image d'illustration

Le tribunal correctionnel de Verviers a traité deux affaires d'abus sexuels ce vendredi matin dans lesquels les prévenus ont été acquittés au bénéfice du doute.

Le tribunal correctionnel de Verviers a notamment acquitté un Disonais de 41 ans poursuivi pour attentats à la pudeur sur sa fille, une amie de celle-ci et sa belle-fille. Il risquait trois ans de prison.

La belle-fille du prévenu avait déposé plainte pour attouchements en 2013 engendrant, au fil des témoignages recueillis dans le cadre de ce dossier, deux autres plaintes dont l'une de sa propre fille, âgée de 10 ans au moment des faits. Une amie de la fille du prévenu avait aussi été victime du quadragénaire.Pour le parquet, qui réclamait trois ans de prison, il existait un faisceau de présomptions graves, précises et concordantes, des déclarations constantes et un ancrage des victimes dans la réalité pour considérer les faits établis.Le tribunal a cependant estimé, au regard des nombreux éléments du dossier, que les faits n'étaient pas établis à suffisance.

Le tribunal correctionnel de Verviers a également acquitté un Stavelotain de 46 ans, poursuivi pour viol et attentats à la pudeur commis entre mai 2011 et juin 2012 à l'encontre de sa fille, âgée de 4 ans au moment des faits.

La victime avait révélé avoir été abusée par son père lorsqu'elle se rendait chez lui, à Stavelot.Le fils du quadragénaire avait quant à lui révélé qu'il était présent lorsque son père commettait des vols. Le prévenu avait d'ailleurs été condamné pour vol avec violence et association de malfaiteurs, écopant en 2015, d'une peine de 40 mois de prison avec sursis pour moitié.Le père a nié les faits de moeurs mais l'expert psychologue estimait que le discours de l'enfant était hautement crédible. Le parquet avait requis quatre ans de prison.Le tribunal a cependant considéré que le rapport psychiatrique ne pouvait à lui seul emporter la conviction du tribunal. Ce dernier a donc estimé, au regard de l'ensemble des éléments du dossier, que les charges étaient insuffisantes pour condamner le prévenu.

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