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Triple assassinat de Visé: un client "humilié" 6 mois plus tôt par Benoit Philippens?

 
 

C’est la piste principale de l’enquête, selon nos confrères de Sud Presse, même les autres ne sont pas abandonnées.

La police de Liège n’a pas encore procédé à une interpellation dans le dossier des assassinats du banquier Benoit Philippens, de son épouse Carol Haid et du filleul de 9 ans de celle-ci, Esteban Counet, survenus à Visé vendredi dernier à 22h22 rue de Berneau, en face du hall omnisports. Mais une piste semble retenir l’attention des enquêteurs plus que les autres. Elle mène à un client mécontent.

Des menaces de mort devant témoins

Il faut remonter 6 mois plus tôt, à Ans, dans la grande agence BNP Paribas Fortis dont M. Philippens était le gérant. Ce jour-là, selon Sud Presse, un client d’origine étrangère et résidant dans la région ansoise a fortement haussé le ton lors d’un rendez-vous à la banque. Le ton est rapidement monté et l’homme a crié des insultes dans le hall d’entrée de la banque. Benoît Philippens est alors intervenu et a prié l’homme de quitter les lieux. En sortant, celui-ci a proféré des menaces de mort très explicites envers le gérant. L'homme étant client de la banque, les enquêteurs ne devraient donc avoir aucun mal à le retrouver pour l'interroger.

"Tu te souviens qui je suis?"

La justice liégeoise n’a pas confirmé l'hypothèse de ce client mécontent, et les pistes d’employés licenciés ou de clients ayant connu des déboires financiers sont toujours à l’étude. Le parquet ne confirme pas non plus les derniers mots de Carol Haid, qui aurait dit aux policiers avant de mourir avoir entendu le tireur dire à son compagnon: "Alors, tu me reconnais maintenant, tu te souviens qui je suis?"

Appel à témoins

La justice a en outre lancé un appel à témoins: toute personne qui aurait vu au moment des faits un véhicule circuler de manière dangereuse tous feux éteints ou toute personne qui aurait remarqué quelqu’un surveiller la rue dans les semaines qui ont précédé les faits est invitée à prendre contact avec le commissaire Roger Biazot au numéro 04/232.50.29. L’auteur a tiré sept fois, 3 projectiles ont atteint le mari, 3 projectiles ont atteint l’épouse et un projectile a atteint l’enfant.

Une lettre aux assassins

Hier, mardi, le papa d'Esteban a écrit une lettre. Il s'adresse aux assassins de son fils et leur demande de se rendre... Il parle aussi de sa peine immense. De l'état inconsolable de la soeur d'Esteban, Inès, qui était très proche de son frère.




 

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