Tueur en série malinois - En larmes, l'accusé Renaud Hardy exprime ses regrets

Tueur en série malinois - En larmes, l'accusé Renaud Hardy exprime ses regrets

(Belga) Le président de la cour d'assises de Tongres, Dirk Thys, a commencé lundi en début d'après-midi à interroger le tueur en série présumé Renaud Hardy. Vu les problèmes médicaux de l'accusé (il souffre de la maladie de Parkinson, ndlr), le magistrat lui a permis de rester assis durant les audiences. Avant même que l'homme de 55 ans, qui doit répondre de deux assassinats, de deux tentatives d'assassinat et de viol avec torture, ne s'exprime pour la première fois, il a éclaté en sanglots.

"Je voudrais m'excuser auprès des personnes que j'ai blessées. Mea culpa, mea maxima culpa. Je voudrais pouvoir revenir en arrière. Je suis vraiment désolé", a-t-il ainsi déclaré, entre deux crises de larmes. Le président de la cour a ensuite abordé l'enfance malheureuse de l'accusé. Renaud Hardy a deux sœurs. Sa famille habite à Malines. Ses parents se sont rencontrés au Congo. "Ma mère a fait de son mieux pour que son mariage fonctionne. Mon père s'exprime avec aisance en grec et en latin. Il peut aussi facilement composer un morceau de musique. Je ne l'ai toutefois jamais vu travailler. Il était régulièrement saoul. Et moi, j'étais souvent dans ma chambre", a exposé Renaud Hardy. L'accusé s'est ensuite épanché sur sa relation avec sa mère. "Ma mère n'a pas eu beaucoup de temps pour s'occuper de moi. Elle était une femme dominante et forte, qui criait souvent sur mon père. Il y avait beaucoup d'agressivité verbale et d'irritations à la maison". Le président a ensuite voulu en savoir plus concernant les coups que R. Hardy aurait reçus de sa mère quand il était enfant, mais l'accusé est resté très évasif à cet égard. "Je ne veux pas culpabiliser ma mère, qui a plus de 80 ans", a-t-il indiqué, sans donner davantage de détails sur les abus dont il aurait été victime. Pourtant, son avocat, Frédéric Thiebaut, a préalablement insisté sur ce point. "Votre avocat a indiqué qu'il y avait des choses très importantes qui s'étaient passées. Nous devons savoir, je vous demande votre aide", a dit le président. Mais l'accusé a dévié du sujet et a raconté sa scolarité ou encore son temps passé en tant qu'agent de voyage en Turquie. Le président de la cour l'a alors interrompu et l'a appelé à s'en tenir à ce qui lui avait demandé. (Belga)

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