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Une menace "du même style que les attentats de Paris" vise Bruxelles et ses policiers, selon l'OCAM

  • Le commissariat central était une cible des attentats déjoués à Bruxelles

  • Des attentats terroristes visant Bruxelles à nouveau déjoués

  • Beaucoup de discrétion autour des attentats déjoués à Bruxelles

  • Claude Moniquet fait le point sur les attentats déjoués à Bruxelles

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Une nouvelle évaluation de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam) estime qu'une menace d'attentat semblable à ceux de Paris pèse sur la Belgique. La police a arrêté deux personnes lors de perquisitions antiterroristes menées en trois endroits de Belgique ces deux derniers jours. Elles sont soupçonnées de préparer des attentats visant des "lieux emblématiques du centre" de la capitale "durant les fêtes de fin d'année", selon le parquet fédéral en charge de l'enquête.

L'Ocam a estimé lundi qu'il "existe une menace possible et vraisemblable, du même style que les attentats de Paris" envers "la Grand-Place de Bruxelles, le Commissariat central de la police de Bruxelles (rue Marché au Charbon), les militaires (en uniforme sur la voie publique) et les policiers en uniforme dans l'agglomération bruxelloise", peut-on lire dans une note interne de la zone de police BruNo (Schaerbeek, Evere, Saint-Josse), datée de lundi et consultée par Belga.


Niveau d'alerte relevé pour les policiers et militaires

Cette nouvelle évaluation de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam), qui définit ces endroits et personnes comme nouvelles cibles potentielles d'attentats, justifie sa décision de relever le niveau d'alerte à 3 pour "les policiers et les militaires en service dans l'agglomération bruxelloise, ainsi que pour les commissariats et plus spécifiquement celui de la rue Marché au Charbon", précise la note interne.


Jusqu'au 4 janvier

Cette hausse ciblée du niveau d'alerte est immédiatement d'application et court jusqu'au 4 janvier, alors que l'ensemble du territoire belge est à ce même niveau de menace (3) depuis des semaines. Les mesures concrètes supplémentaires qui en découlent pour les commissariats de police, "conformément à la directive de la DG Centre de Crise" qui a suivi la nouvelle évaluation de l'Ocam, sont listées dans la note de la zone de police BruNo. Il s'agit d'une "adaptation" immédiate des mesures spécifiques pour la sécurité des policiers et des militaires dans la Région de Bruxelles-Capitale, peut-on lire sur le site de la DG.


Missions non-prioritaires abandonnées

Selon la note interne de la ZP BruNo, il a notamment été décidé que les agents de police sortiront toujours accompagnés d'un collègue armé (ou seul, en civil et armé pour les agents de quartier), ou encore que le personnel opérationnel pourra garder son arme de service pendant les déplacements domicile-travail (après demande au chef de corps). Une Quick Repsonse Team (QRT) sera prête en permanence à aller prêter main forte à une patrouille sur le terrain, tout en restant disponible pour l'ensemble de la Région bruxelloise "en cas de menace ou situation terroriste". Les déplacements de service seront limités, et les missions et actions de contrôle non-urgentes ou non-prioritaires seront abandonnées. Les unités qui ne sont pas équipées d'un sas de sécurité seront obligatoirement fermées à clef.


Perquisitions dimanche et lundi

Des perquisitions discrètes ont eu lieu dimanche et lundi à Bruxelles, à Liège ainsi que dans le Brabant flamand à la demande d'un juge d'instruction de Bruxelles, spécialisé en matière de terrorisme. Six personnes ont été interpellées, dont quatre ont été relâchées, a confirmé le parquet fédéral auprès de Bel RTL ce matin. 


Deux personnes sous mandat d'arrêt

Deux d’entre-elles ont été privées de liberté et font l’objet d’un mandat d’arrêt, "la première du chef de menaces d'attentats, de participation aux activités d'un groupe terroriste en qualité de dirigeant et de recrutement en vue de commettre des infractions terroristes, comme auteur ou coauteur et la seconde, du chef de menaces d'attentats et de participation aux activités d'un groupe terroriste, comme auteur ou coauteur", précise le parquet fédéral.


Des armes saisies

Ni arme, ni explosif n'ont été découverts lors des perquisitions, mais du matériel informatique, des tenues d'entrainement de type militaire et du matériel de propagande de l'Etat islamique ont été saisis et sont actuellement en cours d'examen, selon le parquet fédéral. Dans l'intérêt de l'instruction et des devoirs d'enquête en cours, le parquet ne souhaite pas fournir davantage de détails concernant les personnes arrêtées. "Aucun autre renseignement ne sera donné pour le moment", conclut-il.


Salah Abdeslam reste introuvable 

Par ailleurs, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris du 13 novembre, neuf personnes ont déjà été inculpées en Belgique mais plusieurs suspects restent introuvables. A commencer par Salah Abdeslam, dont le frère Brahim s'est fait exploser devant un bar le 13 novembre au soir, et son ami Mohammed Abrini, qui l'aurait accompagné dans la capitale française deux jours avant les attaques.

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