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Un malentendu se termine en passage à tabac dans une boîte de nuit de Waterloo: la peine est connue

Un malentendu se termine en passage à tabac dans une boîte de nuit de Waterloo: la peine est connue
© Belga
Waterloo

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné lundi par défaut E. M., un habitant d'Anderlecht né en 1984, à un an d'emprisonnement ferme et à une amende de 400 euros. L'homme, qui ne disposait d'aucune accréditation, était intervenu aux côtés du chef de la sécurité d'un bar de Waterloo, dans la nuit du 23 au 24 février 2019, après une rixe à propos d'une bouteille de champagne volée. Un client alcoolisé avait été emmené par les deux hommes à l'extérieur, dans un endroit non surveillé par des caméras. Jeté au sol, il avait alors reçu de nombreux coups.

Tout part d'une incompréhension

Le client a expliqué qu'il avait pensé qu'une bouteille de champagne était à lui, et qu'il l'avait prise par erreur. Celui qui l'avait réellement achetée l'avait attrapé par le cou et le client avait répliqué par un coup de poing. Le tribunal, dans le jugement rendu lundi, estime que cette version n'est pas dénuée de toute crédibilité et a accordé la suspension du prononcé pour ce coup volontaire.

Ce premier épisode avait provoqué une confrontation avec d'autres jeunes. C'est alors qu'E.M est intervenu aux côtés de N.C., un habitant de Wemmel né en 1987 et qui était responsable de la sécurité dans le bar. Les deux hommes ont emmené le jeune consommateur, qui avait pris par erreur la bouteille de champagne, à l'extérieur, dans un endroit dépourvu de caméra. La victime, dont le récit a été confirmé par plusieurs témoins et corroboré par un certificat médical, a indiqué qu'elle avait été jetée sur une palette de bois, puis maintenue au sol tout en recevant des coups dans les côtes et dans l'abdomen.

Le tribunal souligne, dans son jugement, que le responsable de la sécurité a outrepassé son rôle et qu'il se remet peu en question. Il écope d'une peine de travail de 180 heures, remplaçable en cas de non exécution par une peine de 15 mois de prison.

Quant à E.M., la décision qui le condamne par défaut à un an de prison souligne qu'il ne disposait d'aucune accréditation pour intervenir comme il l'a fait en tant que membre de la sécurité, et fustige son manque de remise en question durant l'enquête.

 

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