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Un réseau clandestin a partagé des milliers de photos et vidéos pornographiques de jeunes filles belges

  • Une nouvelle affaire de pédopornographie en Flandre!

  • Bernard De Vos met en garde contre les réseaux sociaux

 

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Des centaines de jeunes Flamandes ont été victimes, sans le savoir, d'un réseau clandestin qui échangeait des photos et vidéos d'elles nues, ressort-il d'une enquête menée par VTM et par RTL Pays-Bas. Au total, plus de 5.000 photos ont circulé sur le site web protégé. Elles ont été échangées par des milliers d'utilisateurs. Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête.

Des photos de filles nues, également de mineures selon VTM, des vidéos dans lesquelles les victimes exécutent des actes sexuels avec leur petit ami, des images pornographiques diffusées sans autorisation: ces fichiers ont été découverts sur Discord. Il s'agit d'un site populaire sur lequel les 'gamers' (joueurs de jeux vidéos) peuvent discuter.

Selon VTM, plus de 3.000 membres se sont échangés ces photos et vidéos sur un forum secret du site. Ces images se retrouvent de diverses manières sur la plateforme de discussion. Parfois, ce sont les anciens petits amis des victimes qui se vengent en ligne mais il semble également que les comptes de réseaux sociaux, tels que Snapchat et Facebook, ont aussi été piratés. Deux journalistes ont infiltré le forum de discussion et ont contacté des utilisateurs. "En collaborant avec une actrice et en utilisant des photos d'elles, nos journalistes ont réussi à pénétrer (ce milieu, ndlr). Ils ont trouvé plus de 5.000 photos de jeunes Flamandes, annotées d'un prénom et d'un nom et classées par province", explique VTM.

Les journalistes ont porté plainte auprès de la police. "Nous avons reçu toutes les données disponibles et les avons transférées à la Computer Crime Unit", indique Ine Van Wymersch du parquet de Bruxelles. L'unité "vérifie si nous pouvons identifier les personnes responsables".


Le parquet a ouvert une enquête

A la suite du reportage, le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête pour voyeurisme, indique-t-il vendredi. Les infractions liées au voyeurisme sont punissables d'une peine maximale de 15 ans si la victime est âgée de moins de 16 ans, de maximum 10 ans si la victime a entre 16 et 18 ans, et de 5 ans maximum si la victime est âgée de plus de 18 ans. L'enquête est menée par le RCCU (Regional Computer Crime Units) de Bruxelles. "Ce sont des enquêtes complexes dans la mesure où les plateformes peuvent rapidement disparaître une fois qu'une certaine publicité a été donnée à celle-ci", souligne le parquet.

Outre des faits de voyeurisme, l'enquête pourrait révéler d'autres infractions telles que l'utilisation frauduleuse des moyens de télécommunication (hacking, grooming, diffusion d'images pédopornographiques, etc..), précise le parquet. Dans certains cas, les suspects qui publient la photo sont ceux qui l'ont prise, souvent des anciens compagnons ("revenge porn"). Dans d'autres cas, il s'agit de "hackeurs" qui ont obtenu accès à un compte Facebook d'une fille.

Parfois, les hackeurs travaillent sur demande en proposant par exemple endéans les quatre jours la photo d'une femme spécifique dénudée contre 400 euros.

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