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Une accompagnatrice de train victime d'une tentative de viol? "Une enquête est en cours", confirme la SNCB

Sur Facebook, une photo d'une chemise ensanglantée a circulé avec un message fort: "Madame Dutordoir, le sang sera-t-il plus facile à enlever des nouveaux uniformes?"

C'est le collectif "Stop agressions" des accompagnateurs de train qui serait à la base de cette initiative. A la suite de plusieurs agressions récentes dont ils sont victimes, ils ont visiblement décidé de sensibiliser la patronne de la SNCB. Ce cliché posté sur le réseau social est donc une mise en scène. Tout comme une autre photo d'un mannequin représentant un accompagnateur de train accompagné de l'inscription "Frappez-le lui et pas les accompagnateurs". 


Un homme apparemment ivre 

Le dernier incident date de dimanche dernier. Une jeune accompagnatrice de la SNCB aurait été victime d'une tentative de viol, vers 22h, dans un train près de la gare de Huy. Elle aurait subi plusieurs attouchements de la part d'un homme apparemment ivre, avant de réussir à pousser son agresseur hors du train. 

Contactée par nos soins, la SNCB affirme qu'une "enquête est en cours", sans donner plus de précisions. "C'est une affaire que l'on prend très au sérieux, mais nous ne pouvons pas nous exprimer davantage car il s'agit d'un cas personnel", indique la porte-parole de la SNCB. 


Une action symbolique

Demain, le collectif prévoit une action symbolique afin d'obtenir le soutien des voyageurs. "Si vous êtes solidaires de notre action de sensibilisation et que, vous aussi, vous voulez dire stop à la violence, nous, les membres du personnel, vous demandons d'apposer sur les vitres du train que vous emprunterez un post-it avec #stopagressionsSNCB. Nous vous invitons également à photographier votre post-it et à le partager avec le hashtag #stopagressionsSNCB sur les réseaux sociaux", a expliqué le collectif dans son communiqué.

Ce dernier émet également trois revendications: plus de personnel en gare et dans les trains de manière générale, une densification de la présence d'agents Securail en fin de journée sur certains axes et la présence de deux accompagnateurs par train dit "à risque".

"Chaque agression est une agression de trop"

En réaction à l'agression supposée et à l'initiative du collectif, la SNCB a affirmé que "le nombre d'agressions envers le personnel de la SNCB a en effet augmenté de 11% en 2017 par rapport à 2016, avec un total de 1.165 cas (par rapport à 1.051 en 2016). Par contre, elles ont fortement diminué depuis 2011 entre autre grâce à notre master plan anti-agressions (collaborations avec la police, formations de notre personnel, actions préventives,…) : 1547 cas en 2011, 1363 en 2012, 1276 en 2013, 1271 en 2014, 1252 en 2015, et en 2016, 1051", a indiqué Elisa Roux.

"Chaque agression est évidemment une agression de trop et la sécurité de nos agents est une préoccupation primordiale pour nous. La SNCB fait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter ces cas de violences : les agents de sécurité Securail et la police effectuent des patrouilles préventives supplémentaires. Nous renforçons nos patrouilles Securail au cas par cas, là où elles sont le plus nécessaires, sur base d’analyses. En parallèle de ces actions préventives, la SNCB continue à former son personnel afin qu'il puisse identifier et éviter les situations de conflit potentielles", a-t-elle ajouté.

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