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Les huit personnes arrêtées à Molenbeek dans un dossier de "terrorisme" ont été relâchées

  • Vague de perquisitions dans le cadre d

  • Explications de Claude Moniquet à propos des perquisitions d

 

Les huit personnes interpellées dimanche à la suite de perquisitions menées dans le cadre d'un dossier de terrorisme ont été libérées après avoir été auditionnées par la police, a indiqué le parquet fédéral lundi en fin de journée.

Les huit personnes arrêtées dimanche dans la commune bruxelloise de Molenbeek après une série de perquisitions dans le cadre d'un "dossier terroriste", ont été relâchées. Les enquêteurs soupçonnaient un attentat en préparation. Les huit suspects "ont été emmenés pour audition" devant le juge d'instruction. Ce dernier a décidé de les relâcher.  

Selon notre journaliste Dominique Demoulin, "les perquisitions à Molenbeek ont eu lieu dans des rues bien connues de la localité. Il s'agissait de la rue des 4 vents, là où Salah Abdeslam a été arrêté en mars 2016. Le parquet fédéral a quand même communiqué que ce dossier n'avait rien à voir avec celui des attentats de Bruxelles. Il s'agit de vérifications et d'une intervention rapide dans un dossier qualifié pour l'instant de terrorisme mais qui pourrait s'avérer être un dossier de criminalité".


"25 pour 200"

Le dossier avait démarré avec une information anonyme. Les enquêteurs ont alors effectué des écoutes. Les suspects parlaient de "25 pour 200". Selon notre source, les policiers ont pensé qu’ils parlaient de chargeurs de 25, mais il s’agissait d’après elle de stupéfiants: 25 grammes pour 200 euros... Selon nos informations, le frère de l’un des suspects a cependant été dans la mouvance d’un terroriste connu. 

Au total, dans le cadre de ce dossier, sept perquisitions ont été menées dimanche dont une à Grammont, 2 à Malines et 4 à Molenbeek, où ont eu lieu toutes les arrestations, a ajouté la source. Aucune arme, ni substance explosive n'a été retrouvée. 

Selon notre expert en contre-terrorisme, Claude Moniquet, invité sur le plateau du RTLINFO 13H: "Ces personnes arrêtées (puis relâchées, ndlr) étaient sous surveillance depuis longtemps. Si on perquisitionne un dimanche, c'est qu'il y avait un sentiment d'urgence, à cause du manque d'effectifs des policiers".

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