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Yannick M. violait, frappait ou harcelait des jeunes filles rencontrées sur Tinder: l'une de ses victimes témoigne (vidéo)

Yannick M. violait, frappait ou harcelait des jeunes filles rencontrées sur Tinder: l'une de ses victimes témoigne

Le tribunal correctionnel de Bruges condamne un homme de 26 ans à 7 ans de prison ferme et 40.000 euros de dommages et intérêts pour des faits de viol et de harcèlement. 11 victimes se sont constituées partie civile. L'homme les avait approchées via l'application de rencontre Tinder.

Sur l’application de rencontre, Shana et Silke tombent sous le charme de Yannick M., jamais avare de belles paroles. “Il me disait que j’étais belle, qu’il me trouvait douce, témoigne Silke. C’était une personne agréable avec qui on parlait facilement. Il était extrêmement amical. Il avait l’air de vouloir rendre tout le monde heureux et content, mais ça, c’était avant le revers de la médaille”.

Après quelques rendez-vous, l’homme change de ton. Il devient imprévisible et violent. “Un soir, il m’a enfermée chez lui après une discussion, se souvient douloureusement Silke. Il m’a finalement coincée et il m’a donné un coup au visage avec un couteau, sur mon nez. Parce qu’il ne pouvait pas accepter quoique ce soit. Quand il n’était pas d’accord, il commençait à flipper. Je voulais rentrer. Il m’a enfermée. Je devais rester avec lui”. 

Les plaintes n'ont pas tardé à être formulées. En tout, onze jeunes femmes se sont constituées partie civile. Pour l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, l’accusé est condamné à 7 ans de prison ferme, a confirmé la présidente du tribunal correctionnel de Bruges.


Un individu dangereux pour la société: "Il a les traits d'un psychopathe"

Le tribunal de Bruges le décrit comme un possible psychopathe, un narcissique, dangereux pour la société, capable de violer l’une de ses onze prétendantes parce qu’elle refusait de faire la vaisselle. “C’est une peine grave, estime Laurens De Koninck, avocat de Yannick M. L’accusé n’a que 26 ans, c’est jeune pour recevoir une peine effective de 7 ans. C’est peu commun, en effet”.

“Je suis contente de ce verdict, considère Silke, qui depuis, tente de se reconstruire avec l'aide d'un psychologue. Je trouve la peine correcte pour ce qu’il a fait. Il ne pourra rien faire d’autre qu’être en prison et réfléchir à ce qu’il a fait à chacune d’entre nous”.

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