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Des chercheurs démontrent un lien entre sécheresse au sud et chaleur en Europe: David Dehenauw explique le phénomène

Des chercheurs démontrent un lien entre sécheresse au sud et chaleur en Europe: David Dehenauw explique le phénomène

La Belgique va vivre une nouvelle période de chaleur à partir d'aujourd'hui et surtout demain... Les températures vont dépasser les 30 degrés pour au moins 4 jours. A ce propos, des chercheurs Belges et Néerlandais ont fait un lien entre chaleur et sécheresse. 30% des vagues de chaleur en Europe s'expliquent parce que les zone sèches déplacent l'air chaud d'une manière inattendue.

Le phénomène est connu. Les sols secs dans les régions du sud contribuent à l'escalade de la température de l'air.
"Si le sol est assez humide, cela cause un effet de rafraîchissement; Parce qu'il faut d'abord faire évaporer le sol. Cela prend un peu de l'énergie de la chaleur et les températures sont plus basses. Quand le sol est très sec, il n'y a pas d'eau à évaporer, et les températures vont monter plus vite", explique David Dehenauw, météorologue de l'IRM.

Ce qui est moins connu, ce sont les conséquences du déplacement de l'air chaud venant de ces zones sèches. C’est ce qu’ont pu démontrer des chercheurs.
Pour eux, les déplacements d'air chaud seraient responsables d'environ 30% de la chaleur anormale en Europe.

"Ce qui joue dans cette étude, c'est qu'on dit que s'il fait chaud en Espagne et si le sol en France est très sec, et bien les températures en Belgique vont être nettement plus élevées que quand le sol en France est plus humide", dit David Dehenauw.

Habituellement l’air chaud est refroidi par la végétation et les océans. Mais lorsque le sol est sec, il n’y a pas d’eau à évaporer. Ce qui contribue à l’augmentation de la température. Un phénomène qui a pu être observé cet été.

"En Belgique, avec la deuxième vague de chaleur qui est arrivée fin juillet, le sol en Belgique était très sec à ce moment-là. Donc cela a fait remonter les températures de façon plus importante que dans le cas où le sol était plus saturé d'eau", explique le météorologue.

Cette découverte est d’autant plus importante pour gérer à l’avenir les changements climatiques.

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