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Des orages à répétition à la sécheresse: comment en est-on arrivé là en Belgique?

Des orages à répétition à la sécheresse: comment en est-on arrivé là en Belgique?

Comment est-ce possible de connaître une telle sécheresse aujourd'hui, alors que nous avons connu dernièrement des épisodes orageux à répétition ? Les fortes pluies n'ont pas permis d'alimenter les réserves d'eau ? Benoit Duthoo et Xavier Gérard ont interrogé un climatologue pour le RTL INFO 13H.

C’était il y a deux ou trois semaines à peine : on voyait des images d’orages à répétition, de sous-sols inondés… On parle à présent de sécheresse. "La plupart du temps, les orages sont des phénomènes très localisés, et donc ces dernières semaines, les orages ont touchés certaines régions, mais pas l’entièreté du pays, et on a parfois eu de très gros contrastes au niveau des précipitations, pour des courtes distances, par exemple, ici à Uccle, on a eu 14 litres par mètre carré en mai, et 78 à Zaventem, qui est à 10 km d’ici", explique Pascal Mormal, climatologue à l’Institut royal météorologique.


"Le duo mai-juin le plus sec depuis le début des relevés"

A Uccle, en effet, le récipient du pluviomètre relevé tous les jours est souvent resté vide. "Heureusement, quelque part, l’hiver 2017-2018 a été bien arrosé, et donc on a eu des pluies largement excédentaires. Par contre depuis le printemps, on a eu quelques mois plus délicats, par exemple février était très sec, et maintenant on a le duo mai-juin qui est le plus sec depuis le début des relevés ici à Uccle", ajoute le climatologue.

Ce qui pose surtout problème, ce sont les prévisions à plus ou moins court terme. Voici la situation actuelle avec les zones à risque de sécheresse:

Et la situation dans dix jours:



Sécheresse extrême 

"On voit vraiment que la zone commence à s’étendre de manière assez sensible, puisqu'à l’horizon du 5 juillet, on voit qu’une grande partie des Brabants, la Flandre orientale, une grande partie du Hainaut, sont concernés par une situation de sécheresse qu’on peut qualifier d’assez extrême".

La Flandre devrait donc être davantage concernée, notamment parce que les nappes phréatiques sont généralement en surface. Les réserves d’eau en Wallonie sont plus profondes, il y a donc moins de risques de pénurie d’eau.

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