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Les prévisionnistes météo trop pessimistes? "Ne pas leurrer le public"

 
 

Le temps est pourri, c'est un fait. Pourtant, certains directeurs de parcs de loisirs accusent les prévisionnistes d'être trop pessimistes. Ceux-ci s'en défendent.

Les prévisionnistes météo sont-ils trop pessimistes? Ce n'est pas leur avis. Ceux-ci se défendent d'être alarmistes et affirment vouloir délivrer l'information la plus fiable possible.

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"Ne pas leurrer le public"

Les bulletins météo annonçant de la pluie agacent les directeurs des parcs d'attraction qui voudraient que les prévisions soient plus optimistes. Mais est-ce le rôle d'un présentateur météo? "Je ne veux pas leurrer le public. C'est clair que dans la manière de formuler, on essaye quand même que ce ne soit pas la sinistrose, de positiver. Mais sur l'information, lorsqu'il va pleuvoir durant les trois jours à venir, je ne vais pas être optimiste et annoncer du soleil. Ça, il n'en est pas question", a déclaré Sabrina Jacobs, notre présentatrice météo, au micro de Nadia Bouria.

"Ça me fait sourire"

Les parcs de loisirs réclament des bulletins météo plus complets pour attirer les clients. Ils souhaitent que soient donnés un indice de fiabilité, le taux d'ensoleillement ou encore, la durée des averses. Impossible selon Sabrina Jacobs. "Les probabilités de précipitations, c'est un chiffre que l'on évoque déjà lorsqu'il est parlant. Les heures d'ensoleillement, nous on est sur un bulletin météo de prévisions. Là, on parle davantage d'observations. Parfois, on les évoque lors d'un bilan mais ce n'est pas le propre même d'un bulletin de prévisions", a-t-elle argumenté.

"Et puis la durée des averses, cela me fait sourire. On ne va pas, pour chaque petit village de Belgique, annoncer, ce qui serait impossible d'ailleurs, la durée d'une averse sur un lieu précis", a-t-elle encore ajouté.

Il existe toujours une marge d'erreur

Du côté de l'IRM, l'Institut Royal Météorologique, on rappelle qu'il existe toujours une marge d'erreur. "Dans certaines situations, cette barre est très limitée et donc on a une bonne confiance dans le pronostic. Dans d'autres situations la barre d'erreurs est plus grande. Cela signifie qu'on a une forte incertitude sur la position, par exemple, des éléments que l'on prévoit. Ou le timing. Cette barre d'erreurs aussi, augmente avec l'échéance", a expliqué Fabian Debal, responsable du service prévisions à l'IRM, à notre consœur Nadia Bouria.

C'est la raison pour laquelle tous les bulletins diffusés par les médias sont accompagnés d'un indice de confiance qui permet de savoir à quel degré cette information est fiable.




 

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