"Absence de cohérence dans le subventionnement des infrastructures sportives en Wallonie"

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(Belga) La Cour des comptes épingle, dans son dernier rapport publié jeudi, l'absence d'une politique cohérente de subventionnement des infrastructures sportives en Wallonie, qui garantirait une utilisation efficiente des moyens alloués. Elle relève également une inégalité dans l'accès aux infrastructures sportives selon la province ou l'arrondissement de résidence.

Dans son 29e cahier d'observations wallon remis jeudi au président du Parlement wallon, André Antoine, la Cour des comptes constate que les habitants du Brabant wallon et du Hainaut sont "particulièrement moins bien desservis en infrastructures sportives publiques". En revanche, les habitants des provinces de Namur et Luxembourg disposent d'une offre sportive "proportionnellement plus importante". Pour les piscines publiques, par exemple, l'analyse de la Cour révèle des "déserts sportifs" à certains endroits, comme dans l'arrondissement de Charleroi (une piscine pour 53.737 habitants), où il faudrait sept piscines publiques supplémentaires pour atteindre la moyenne wallonne d'une piscine pour 28.882 habitants. Les arrondissements de Nivelles et Mons ne sont guère mieux lotis, au contraire de ceux d'Arlon, Virton et Marche-en-Famenne, où l'offre de piscines publiques par habitant est supérieure à la moyenne wallonne. La Cour des comptes rappelle que les différentes réformes de l'État ont découplé la politique sportive de subventionnement: si la Région wallonne subsidie les infrastructures locales, c'est la Fédération Wallonie-Bruxelles qui est compétente pour la politique sportive. Pour permettre une cohérence globale des objectifs, il est donc recommandé de développer la coordination entre les deux entités. En outre, afin d'améliorer l'accessibilité aux infrastructures publiques et de favoriser le maillage territorial, la Cour des comptes suggère de mettre en œuvre une méthode de sélection des dossiers qui tienne compte des besoins prioritaires dans certaines zones du sud du pays. En clair, elle estime que la Région wallonne devrait renoncer à subventionner la construction d'infrastructures dans des zones déjà bien servies pour réorienter les moyens dans celles qui le sont moins. (Belga)

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