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"Grève du sexe" tant qu'on n'a pas de gouvernement: la plaisanterie de trop?

 
 

Les chroniqueurs de Sans langue de bois sont revenus ce dimanche sur la proposition de Marleen Temmerman (sp.a) d’entamer une "grève du sexe" tant que notre pays ne dispose pas de gouvernement.

Pour Michel Henrion, c’est typiquement le genre d’initiatives dont les Belges se lassent, à l’heure ou l'on décompte les jours avant de battre le record du monde du pays sans gouvernement, avec un climat qui devient plus sérieux : "Toutes ces échappatoires par l’absurde ou la dérision ne fonctionnent plus. Le climat dans l’opinion publique a changé. Il y a eu aussi un retour du social : l’accord interprofessionnel, les grèves dans la poste, les problèmes dans les entreprises… L’air du temps est devenu plus sérieux et ce genre de fantaisies ne passe plus," a-t-il expliqué.

"C'est le monde à l'envers"

Pour Frédéric Jacquet, ce qui est étonnant, c’est que cette initiative soit le propre d’une élue : "On a vu naître des tas d'initiatives qui venaient de personnes de la société civile, aujourd’hui on a une représentante politique qui vient avec une initiative de ce genre. C’est un peu le monde à l’envers", explique-t-il.

Coup de comm' raté... ou magistral, selon le point de vue

Alain Raviart a quant à lui souligné la renommée internationale de la sénatrice dans le domaine de la gynécologie, son premier métier, mais estime qu'il s’agit là d’un exemple de passage échoué entre la société civile et la politique.

Enfin, Mehmet Koksal ne partage pas l’avis de ses collègues. Même s’il admet que sur le fond, l’initiative de la députée n’est "pas terrible", il estime qu’il s’agit d’un coup de communication "magistral et mondial" : "La presse internationale a vraiment parlé de cette grève du sexe".


 




 

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