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"Je suis préoccupé par un certain nombre de personnes radicalisées qui vont s'entraîner au maniement des armes"

 
 

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a déploré vendredi, peu avant un comité ministériel restreint qui reviendra sur la problématique des Belges partant pour la Syrie, que la Justice et l'Intérieur n'aient pas encore fourni aux Affaires étrangères l'identité de ces personnes, nuisant ainsi à l'efficacité de leur suivi à l'étranger.

Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères, était l'invité de Fabrice Grosfilley sur Bel RTL. L'occasion pour lui de parler des jeunes Belges partis se battre en Syrie. Le ministre regrette que les informations ne passent pas entre les ministères de la Justice et de l'Intérieur et son ministère. "Depuis plus d'un mois, je demande que le ministère des Affaires étrangères reçoive les informations de la Sûreté, des services de renseignement, sur les Belges qui sont partis", a affirmé le vice-Premier ministre MR.    

"Comment voulez-vous agir, par exemple en Turquie, si on ne le sait pas ? "

"Les autorités judiciaires, le secteur de l'Intérieur, ne souhaitent pas communiquer. Bon, c'est un choix. Mais si nous voulons être efficaces à l'étranger, il faut que nous recevions l'information sur qui est parti. Comment voulez-vous agir, par exemple en Turquie, si on ne le sait pas ? " Les Affaires étrangères travaillent actuellement en contact direct avec les familles.    

Vrai risque terroriste

Didier Reynders souligne le "vrai risque terroriste" de voir revenir en Belgique des personnes radicalisées, ayant suivi des entraînements ou combattu aux côtés de djihadistes. "Je suis encore plus préoccupé par le risque que nous encourrons s’il y a un certain nombre de personnes radicalisées, qui vont s’entraîner au maniement des armes, au maniement aussi d’explosifs, au terrorisme dans certains camps et puis vont se battre aux côtés de djihadistes, qui reviennent", a-t-il précisé.

"Ces jeunes qui, peut-être par idéalisme, vont travailler dans l'humanitaire"

A l'échelle de l'Union européenne et de l'OTAN, des échanges d'informations permettront de "les suivre à la trace", a-t-il affirmé. Le ministre fait la différence entre ces personnes et celles combattant aux côtés du régime du président syrien Bachar al-Assad. Ces dernières devront "être envoyées devant la Cour pénale internationale". Il fait aussi la distinction avec "ces jeunes qui, peut-être par idéalisme, vont travailler dans l'humanitaire ou se battre aux côtés de l'armée syrienne de libération; on leur construira peut-être un monument comme héros d'une révolution".


 




 

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