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"Ne pas demander le vote de confiance après un tel été aurait constitué une fuite"

 
 

(Belga) Après les événements politiques des derniers mois, il paraissait "assez fuyant de ne pas redemander la confiance au gouvernement", a affirmé mardi le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, répliquant aux divers intervenants dans le débat sur sa déclaration politique de rentrée lue lundi au parlement bruxellois.

"Si je ne l'avais pas demandé, l'opposition m'aurait reproché de ne pas l'avoir fait", a-t-il ajouté, prenant la soin de répondre un peu plus longtemps au chef du groupe cdH Benoît Cerexhe qu'aux autres députés. M. Vervoort a lourdement insisté sur l'imposant chantier de la gouvernance ouvert par son gouvernement depuis 2016, avant que n'éclate l'affaire Publifin. M. Cerexhe avait fait part lundi de souhait de voir le groupe de travail parlementaire envisager d'autres mesures que celles sur lesquelles il a pu trouver un terrain d'entente jusqu'à présent dont celle d'une diminution à une cinquantaine du nombre de députés régionaux. Le chef du groupe cdH a souligné mardi que sa formation ne conditionnerait pas son vote sur le premier paquet de mesures à ces nouvelles attentes. Plus largement il a dit être resté un peu sur sa faim en ce qui concerne les intentions du ministre-président en matière d'assurance-autonomie, d'allocations familiales et de fiscalité. Sans s'opposer au principe de diminuer le nombre de députés, M. Vervoort a toutefois jugé qu'il ne faudrait pas que cela devienne l'épouvantail qui soit le germe de tensions communautaires et d'une remise en cause du modèle bruxellois". En ce qui concerne les allocations familiales, M. Vervoort a indiqué que l'objectif était toujours de trouver un accord "au sein de la majorité". Pour l'assurance-autonomie, "je crois savoir qu'une note sera déposée prochainement par Mme Fremault" (ndlr: cdH, absente mardi matin), a-t-il ajouté. L'opposition a plutôt fait ses choux gras de cet échange. "Si on dérange on peut vous laisser", a ainsi glissé la députée Evelyne Huytebroeck (Ecolo). "Vous me faites penser au Titanic dont les musiciens ne jouent plus la même partition juste avant le naufrage", a dit Johan Van den Driessche (N-VA). Bruno De Lille (Groen) a estimé que face à la crise de confiance, le gouvernement se perdait en petits jeux politiques plutôt que de s'"attaquer à l'essentiel. Vincent De Wolf (MR) a poursuivi sur sa lancée de la veille en reprochant à Rudi Vervoort de ne jamais parler de "l'état PS et de ce qu'il compte faire pour changer cela. Caroline Désir (PS) a dit espérer que le geste posé par Rudi Vervoort à travers la motion de confiance permettra de mettre un point final à la saga de l'été et de mettre les bouchées doubles d'ici la fin de la législature face aux défis encore à relever. (Belga)




 

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