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5 scénarios pour atteindre la "neutralité climatique" en Belgique en 2050: "On a montré que c'était possible"

 
 

Zakia Khattabi, ministre du climat du gouvernement fédéral, était l'invitée de Fabrice Grosfilley mercredi matin. Elle a évoqué le plan de relance, une relance qui sera respectueuse de l'environnement. "Elle devra l'être, on n'a pas le choix. Entre le pré-rapport du GIEC qui nous annonce que la situation est pire que ce qu'on imaginait, la condamnation de la Belgique la semaine dernière dans le cadre de l'affaire climat… On n'a pas d'autres choix que de mettre tous nos moyens dans la transition", a-t-elle expliqué. Les 6 milliards d'euros injectés par l'Europe en Belgique seront en partie consacrés à des projets "verts", mais les autres projets ne doivent pas aller contre cette transition.

La Ministre a présenté mardi en commission à la Chambre cinq scénarios pour atteindre l'objectif d'une neutralité carbone en 2050. "C'est un outil d'aide à la prise de décision stratégique dans les politiques climatiques. Il faut objectiver les leviers à activer. Et d'abord, on montre que c'est possible, c'est la première vertu de ces scénarios. Mais c'est au politique de choisir".

Parmi les scénarios, "il y en a un où on ne change rien, c'est business as usual, et on n'atteint pas la neutralité climatique. Les quatre autres nous permettent de l'atteindre. Un des scénarios table uniquement sur les changements comportementaux (manger, se déplacer, etc). Un autre scénario table sur la technologie exclusivement (comme l'électrification). Puis un troisième est un mix des deux". Le dernier scénario fait le même exercice mais en tablant sur une demande croissante au niveau de l'énergie. 

Quel scénario va-t-on choisir ? "C'est tout l'objet de la discussion actuelle. Il faut faire démocratiquement des choix. Ces scénarios seront le cadre de discussion et de décision stratégique des prochains investissements, des prochains budgets et des prochaines politiques publiques".

Ces scénarios "permettent d'atteindre la neutralité carbone avec la sortie du nucléaire". On a donc "montré que c'était possible" aux plus sceptiques. 


 




 

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