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900 millions d'économies dans les soins de santé en 2017: "Le patient va être impacté"

 

Le patron des mutualités socialistes manifeste son inquiétude concernant la nouvelle coupe dans le budget des soins de santé. Selon Jean-Pascale Labille, la situation risque de s’aggraver.

Le budget 2017 des soins de santé proposé par le gouvernement fédéral prévoit une économie de 900 millions d’euros. Invité de Bel RTL ce matin, le secrétaire général des mutualités socialistes (Solidaris) a évoqué ces coupes budgétaires. Jean-Pascale Labille affirme que le patient sera bel et bien impacté. 

Martin Buxant: Les économies dans les soins de santé. 900 millions. "On ne touchera à rien", avait toujours promis la ministre de la santé. Vous vous dites, faux, archi-faux.

Jean-Pascale Labille: "Absolument, le patient va être impacté. Mais ce qui est dérangeant, c’est que ce gouvernement a inscrit dans sa déclaration gouvernementale une norme de croissance de 1,5%. Déjà à l’époque j’avais dit que c’est insuffisant. Et cette norme n’est même pas respectée. On est à 0,5%. On sait que les dépenses augmentent en moyenne entre 2 et 3%. 2,2% selon le Bureau fédéral du Plan. Excusez-moi mais il ne faut pas avoir fait Harvard pour comprendre qu’il y a un problème entre l’évolution des recettes et des dépenses. Donc, nous allons vers des déficits importants."

Martin Buxant: Un des premiers non-remboursements symbolique, l’exemple est sorti il y a quelques jours, c’est les fameux sprays nasaux. On sait que les Belges en utilisent beaucoup. Et là, justement ce n’est pas aussi clair que ça. Ils vont pouvoir être remboursés. On avait avancé et on a fait un pas en arrière.

Jean-Pascale Labille: "Vous l’avez sorti sur vos antennes, les maternités et les accouchements où on a voulu réduire la durée et puis on se dit maintenant il y a un problème qui arrive avec ces mamans qui ont des enfants et qui reviennent dans les hôpitaux. C’est la raison pour laquelle je pense que ce qu’il faut aujourd’hui c’est une vraie politique de santé à moyen et à long terme basée sur des vrais objectifs de santé et pas simplement une approche budgétaire, que cela coûte simplement moins cher."

 

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