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Avis négatif pour une reconnaissance par l'Unesco des sites de la Grande Guerre

Avis négatif pour une reconnaissance par l'Unesco des sites de la Grande Guerre
histoire

(Belga) Le Conseil international des monuments et des sites (Icomos) a rendu un avis négatif au début de l'année concernant la reconnaissance par l'Unesco des sites wallons, flamands et français de la Première Guerre mondiale, a indiqué jeudi le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) en réponse à une question parlementaire.

La Flandre, la Wallonie et la France avaient décidé de constituer dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Guerre un dossier en vue de faire reconnaître les principaux sites de la Première Guerre mondiale par l'Unesco. La Belgique avait sélectionné 43 sites et la France 66. Le dossier avait été introduit au début de l'année 2017 mais Icomos a remis début 2018 un avis négatif dans un rapport intermédiaire. "Icomos a conclu que notre dossier ne représentait pas une valeur universelle exceptionnelle et a recommandé de ne pas inscrire les sites sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité. Cette décision a été prise sur base d'arguments de principe. Icomos a fait preuve, à notre avis, de partialité dans ce dossier en insistant sur son caractère militaire", explique le ministre- président flamand qui a le patrimoine dans ses compétences. "Icomos ne tient pas compte du fait, selon nous, que ce dossier s'accorde parfaitement avec les principes fondateurs de l'Unesco. Ce n'est pas un dossier sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale avec toutes les références possibles à la guerre, à la violence et au triomphalisme. C'est un dossier centré sur les cimetières et les sites mémoriels de la Grande Guerre, sur la paix, les valeurs et la réconciliation", ajoute Geert Bourgeois, qui a rappelé les exemples d'Auschwitz et d'Hiroshima. Le Conseil international des monuments et des sites se penchera à nouveau sur le dossier après que les diverses parties auront fourni des informations complémentaires. Le nouvel avis devrait être rendu mi-mai. Un nouveau refus ne constituerait pas forcément une mauvaise nouvelle, Icomos ne prenant pas la décision finale mais, souligne Geert Bourgeois, "ce serait une première en cas d'avis négatif d'Icomos qu'une décision positive soit prise." (Belga)

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