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Bart De Wever: "Je me sens humilié"

 
 

Le clarificateur a échoué et Albert II va reprendre ses consultations ce mardi. Le président de la N-VA, Bart De Wever, s'est montré anéanti lundi soir par le rejet francophone de sa note. Les responsables francophones "me l'ont jetée à la figure", a-t-il dit, soulignant qu'elle constituait son offre minimale ("minimumbod").

Lundi soir à la télévision flamande, Bart De Wever s’est dit "humilié" par le refus francophone. Le président de la N-VA a souligné qu'il était le premier à avoir couché une proposition de compromis sur papier. Il affirme avoir mis ses dernières cartes sur la table, sans ambition d'accéder au poste de Premier ministre. M. De Wever a encore argumenté que ses propositions respectaient les douze principes convenus préalablement entre les négociateurs. Samedi soir, il espérait encore parvenir à un accord en un ou deux jours sur base de sa proposition. Il a par ailleurs prévenu que sa note était une offre minimale, sous laquelle il ne pourrait pas descendre. "Si on ne veut plus en parler, alors je n'en serai plus", a-t-il laissé entendre.

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Le Roi a repris la main

Le roi Albert II doit entamer ce mardi une nouvelle série de consultations après le rejet par les trois partis francophones impliqués dans la formation d'un gouvernement de la note de l'ex-clarificateur. Le souverain commencera par recevoir les présidents des deux partis écologistes. Le co-président d'Ecolo, Jean-Michel Javaux, est attendu au Château de Laeken à 11h00. Il devrait être suivi, en fin d'après-midi, vers 18h30, par son homologue de Groen! , Wouter Van Besien. Entre ces deux rendez-vous, le souverain doit assister à la présentation des conclusions d'une conférence sur la prévention de la traite des êtres humains, organisée dans le cadre de la présidence belge de l'Union européenne. Les autres présidents de partis devraient suivre à partir de mercredi.

Entrée en scène des libéraux ?

Le président de la N-VA, qui avait été chargé d'une mission de "clarification" par le souverain, y a mis fin lundi soir en rendant son rapport - qu'il avait rendu public dès dimanche - préconisant une profonde réforme de l'Etat fédéral en augmentant fortement l'autonomie des Régions. Son texte a été immédiatement rejeté par les trois partis francophones avec lesquels il a négocié, en vain, depuis les élections législatives du 13 juin, la formation d'un nouveau gouvernement. Les consultations entamées par le Roi visent donc à faire retomber la tension, éventuellement en consultant d'autres partis. Le ministre de l'Energie, Paul Magnette (PS), a entrouvert ce mardi la porte à une entrée en scène des libéraux.

Le sondage de VTM
 
Par ailleurs, malgré le fait qu'il ne soit pas parvenu à dégager un accord communautaire, sept Flamands sur dix continuent à soutenir Bart De Wever, indique un sondage réalisé pour le compte de VTM auprès de 1.000 personnes. Selon le sondage, 69% des personnes interrogées accordent leur confiance au président de la N-VA contre 28% qui ne lui font pas confiance. De même, 70% des personnes interrogées ne veulent pas de nouvelles élections et 21% n'y sont pas opposées. Enfin, 56% des personnes interrogées ne veulent pas d'une indépendance de la Flandre et 33% y sont favorables.




 

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