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Budget fédéral - Pas de problème avec le budget belge, mais des questions supplémentaires

(Belga) "Le budget belge ne pose pas un énorme problème, ni un grand problème, ni même un problème, mais nous avons des questions supplémentaires à poser au gouvernement belge", a recadré jeudi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Un article du quotidien économique flamand De Tijd évoquait jeudi matin l'envoi prochain d'une lettre de la Commission européenne au gouvernement belge sur son projet de budget 2019, qui serait jugé insuffisant. La Belgique rejoindrait de ce fait l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la France, dans un "Club Med" des Etats réputés pour ne pas tenir leur budget en bon ordre et se faire réprimander par l'Europe, commentait le Tijd. Cette comparaison a fait bouillir les sangs du ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA), qui l'a jugée ridicule. "La Commission met dans un même sac des pays qui ne doivent pas en faire partie, et certainement pas la Belgique", a-t-il dit. Le Premier ministre Charles Michel est lui-même monté au créneau, affirmant que la Commission européenne n'avait pas de problèmes avec la Belgique et dénonçant une "fake news". "Ce n'est rien de plus qu'un échange classique de lettres entre la Commission et un État membre sur la stratégie de réformes et sur notre situation budgétaire", a-t-il souligné. Il a assuré que M. Juncker lui avait dit la veille: "dites à votre presse nationale qu'il n'y a pas de problèmes avec la Belgique". "Non, le budget belge ne pose pas un énorme problème, ni un grand problème, ni même un problème, mais nous avons des questions supplémentaires à poser au gouvernement belge", a expliqué M. Juncker lors de la conférence de presse finale du sommet européen. "Il y quatre, ou cinq-six pays, qui donnent lieu à nous adresser à leur gouvernement pour demander des informations supplémentaires", a-t-il ajouté. La Belgique demande l'application d'une clause de flexibilité prévue dans les réglementations européennes, et c'est à ce sujet que la Commission demanderait davantage d'explications. Alors que tous les regards sont tournés vers le budget italien, que la Commission "examine avec la même rigueur et la même souplesse que les autres", le mot d'ordre de l'exécutif européen était dès lors "la dédramatisation". "Tous ceux qui, dans une excitation presque incompréhensible, se sont penchés sur le cas belge ce matin, ministres compris, s'excitent sur des sujets où il n'y a pas lieu de s'exciter. Il faut toujours savoir gérer ses excitations", a conclu Jean-Claude Juncker. (Belga)

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