En ce moment
 

Ce sont les propos du premier échevin, répond Close

(Belga) Le collège communal de la Ville de Bruxelles n'est pas engagé par les déclarations du premier échevin Alain Courtois, a-t-on laissé entendre vendredi au cabinet du bourgmestre, Philippe Close. "Ce sont les propos du premier échevin. Nous ne ferons pas de commentaire", a déclaré sa porte-parole.

Selon M. Courtois (MR), la Ville ne voit plus de justification à la présence de migrants non demandeurs d'asile au Parc Maximilien, qui suscite d'après lui des plaintes des riverains. Il s'agit de personnes en transit, qui souhaitent se rendre en Grande-Bretagne. Il n'y a donc pas de raison qu'elles séjournent à proximité de l'Office des étrangers. L'échevin réclame un plan en trois axes: des mesures anti-passeurs par la police fédérale, le déplacement des migrants en situation illégale dans un autre lieu (le secrétaire d'Etat à l'Asile Theo Francken a toujours refusé l'ouverture d'un centre d'accueil) et des contrôles renforcés de la police locale. "Les riverains doivent se réapproprier le Parc Maximilien. Il y a une unanimité (au collège communal PS-MR, NDLR) pour dire que si on ne fait rien, ce sera encore la même chose dans cinq ans à cet endroit", affirme dans l'Echo le réformateur, qui en a parlé mercredi avec le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) et le cabinet du ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA). Le secrétaire d'État a réagi vendredi en renvoyant la balle à la Ville de Bruxelles. Sur Twitter, il lui a demandé d'en finir avec son hub migratoire et la distribution de nourriture. "Menez des actions policières quotidiennes et faites cesser la répartition des hébergements à domicile", a-t-il enjoint. L'exhortation n'a pas sembler effrayer la Plateforme citoyenne, directement visée. "Viens nous arrêter. Catch us if you can. 45.000 personnes qui hébergent, transportent, nourrissent, soutiennent. C'est 45.000 personnes plus motivées que tu ne le seras jamais. À la fin, c'est toujours le bien qui triomphe", a tweeté l'une de ses chevilles ouvrières, Mehdi Kassou. Le Parc Maximilien a été le théâtre ces dernières années de plusieurs actions policières d'envergure visant les migrants. L'an dernier, Theo Francken avait suscité l'indignation en affirmant sa volonté de "le nettoyer". L'endroit est aussi devenu, pour nombre d'ONG et de citoyens bénévoles, un lieu d'engagement pour le soutien aux migrants. (Belga)

Vos commentaires