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Ces politiciens pour qui vous pourrez voter… en étant sûrs qu'ils ne siégeront pas!

Les partis commencent à constituer les listes électorales. Mais certains candidats ont déjà annoncé qu'ils ne siégeraient pas même s'ils étaient élus ! Comment se justifient-ils ?

Philippe Close (PS), le bourgmestre de Bruxelles-ville, sera candidat en mai à la Région bruxelloise mais a annoncé qu'il ne siégera pas. Il s'en est expliqué ce matin au micro de Martin Buxant sur Bel RTL. Idem pour Paul Magnette (PS). Le bourgmestre de Charleroi sera candidat aux élections européennes mais a déjà aussi annoncé qu'il ne siégera pas s'il est élu. Selon lui, "ce qui serait se moquer des gens, ce serait de ne pas dire la vérité" sur leurs intentions, avait-il déclaré récemment sur Bel RTL.

D'autres entretiennent le suspense. Comme Didier Reynders (MR), qui sera candidat aux prochaines élections mais qui vise surtout un poste au Conseil de l'Europe. Zakia Khattabi (Ecolo), sera elle candidate au fédéral mais elle est pressentie ministre-présidente à la Région bruxelloise. "On peut nommer des ministres sans qu'ils aient été présents sur une liste et donc au moment où la question se posera, si les électeurs nous en donnent la possibilité, je prendrai ma décision", a-t-elle aussi expliqué récemment à Bel RTL.


Des attrape-voix

S'il n'y a rien d'illégal, ces grands noms présents sur les listes alors qu'ils savent qu'ils ne siégeront pas s'ils sont élus servent surtout à booster les scores de leur parti. C'est ce qu'on appelle des attrape-voix, au même titre que les personnalités connues du grand public qui rejoignent un parti. "C'est de la tactique plutôt que de la stratégie. On est vraiment dans le court terme, dans l'efficacité électorale directe, et pas du tout dans le projet de société et dans quelque chose de plus large", analyse Pierre Verjans, politologue à l'ULiège.

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