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Charles Michel doit-il demander la confiance du Parlement pour son gouvernement remanié?

Charles Michel doit-il demander la confiance du Parlement pour son gouvernement remanié?
 
 

Le Premier ministre Charles Michel devrait présenter une déclaration gouvernementale au parlement afin que celui-ci puisse en débattre et ensuite voter une motion de confiance, a estimé lundi le constitutionnaliste Mathias El Berhoumi (Université Saint-Louis). "On est manifestement devant un nouveau gouvernement. Le départ de la N-VA, le plus gros parti de la coalition, constitue un changement majeur", analyse le professeur de l'Université Saint-Louis, alors que Charles Michel a acté samedi le retrait des nationalistes flamands de son exécutif, désormais minoritaire, et répartit leurs compétences parmi les trois partis restants. Le fait que le gouvernement ait avancé de nouvelles priorités - le pouvoir d'achat, la sécurité et le climat - justifie d'autant plus le passage devant le parlement, selon M. El Berhoumi. L'absence d'un vote sur une motion de confiance au parlement ne "permettrait pas de clarifier le jeu d'un gouvernement minoritaire", auquel il manque 24 sièges pour atteindre la majorité, insiste-t-il. "La question se pose donc de savoir quels seront les rapports entre les partis d'opposition et ce gouvernement."

Les écologistes flamands ont déjà indiqué lundi qu'il leur paraîtrait logique que M. Michel vienne à la Chambre présenter une déclaration gouvernementale et demander la confiance. Interrogé en radio, l'ex-secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), a également estimé que la confiance à "Michel II" devait être demandée au parlement.

Il revient au Premier ministre d'estimer si son nouveau gouvernement doit demander le soutien du parlement, a indiqué lundi à son arrivée au Bureau du CD&V (partenaire du MR au gouvernement), le chef de groupe à la Chambre Servais Verherstraeten. "Le plus important est que le Premier ministre aura des contacts avec tous les groupes politiques au parlement sur le suivi des dossiers parlementaires", a-t-il précisé.




 

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