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Déconfinement: voici ce qui change ce lundi

Déconfinement: voici ce qui change ce lundi
(c) Belga
 
CORONAVIRUS
 

Les premiers assouplissements depuis la "pause pascale" décrétée le 24 mars se produiront à partir de ce lundi. Ils concernent d'une part la reprise des cours à l'école et d'autre part la fin de l'interdiction des voyages non essentiels au sein de l'Union européenne.

Dès ce lundi, les cours pourront reprendre dans les écoles sous le régime en vigueur avant les vacances de printemps, soit en présentiel à 100% dans le maternel, primaire, secondaire spécial et premier degré du secondaire et à 50% dans les deuxième et troisième degrés du secondaire. Une reprise complète à 100% présentiel sera évaluée d'ici le 3 mai en comité de concertation.

Dans l'enseignement supérieur, le code orange sera la règle, c'est-à-dire que les activités d'apprentissage et d'évaluation en présentiel ne pourront rassembler simultanément plus de 20% du nombre total d'étudiants de l'établissement.

Le port du masque en 5e et 6e primaires n'est plus obligatoire. Il avait été brièvement d'application avant la suspension des cours. Elle n'est plus en vigueur, a confirmé dimanche la ministre de l'Enseignement obligatoire, Caroline Désir.

L'interdiction des voyages non essentiels dans l'Union européenne a également pris fin ce lundi. Elle avait été instaurée le 27 janvier après le constat que la seule recommandation n'avait pas été efficace durant le congé de fin d'année. Entretemps, un accord de coopération a été approuvé par les différents parlements du pays. Il doit rendre effectif le contrôle des obligations de dépistage et de quarantaine imposées aux voyageurs de retour d'une zone rouge. La police pourra contrôler et sanctionner le non-respect sur la base des informations du Passenger Locator Form (PLF) que doivent remplir les voyageurs

Au retour d'un voyage, il est nécessaire de se soumettre à une quarantaine ainsi qu'à deux tests, au jour 1 et au jour 7. "Nous allons suivre encore mieux le testing", annonce Karine Moykens, responsable de la task force testing et tracing, dans les titres Sudpresse lundi. Ses services savent combien de gens respectent le test au jour 1 et au jour 7. En février, 87 % des gens faisaient le premier test, contre 47 % pour le deuxième. En mars, on était à 68 % et 29 %. Et début avril, 75 % effectuaient le premier test. Ils n'étaient plus que 26 % pour le second, détaille-t-elle. "On voit donc que c'est surtout le deuxième test qui est moins bien suivi", observe-t-elle. Mme Moykens explique que lorsque seuls les voyages essentiels étaient autorisés, les citoyens étaient contacté par téléphone au début de leur retour pour leur rappeler de se faire tester. "Désormais, on va non seulement les contacter au début. Mais si au jour 5 on voit qu'ils n'ont toujours pas pris rendez-vous avec le code d'activation qu'on leur aura envoyé pour le 2e test, on les contactera à nouveau pour rappeler l'obligation du test au 7e jour".

Pour ce qui est des voyages hors de l'UE, les règles européennes restent d'application. Un avis de voyage négatif reste en vigueur.

La suite des assouplissements viendra le 26 avril avec les professions de contact et les commerces non essentiels. La troisième échéance demeure source de tension. Le 8 mai, un plan plein air doit entrer en vigueur qui autorise notamment l'ouverture des terrasses des restaurants et cafés. Le secteur Horeca, fermé depuis le mois d'octobre, est en ébullition. Certains exploitants disent ne plus croire dans les engagements des gouvernements et affirment qu'ils rouvriront le 1er mai, quoi qu'il leur en coûte.

 




 

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