De Backer veut utiliser le Big Data pour lutter contre la fraude sociale

De Backer veut utiliser le Big Data pour lutter contre la fraude sociale

(Belga) Le secrétaire d'Etat fédéral Philippe De Backer (Open Vld) entend employer les données des prélèvements kilométriques et des caméras ANPR (reconnaissance automatique de plaques) dans le cadre de la lutte contre la fraude sociale, a-t-il fait savoir dimanche sur VTM Nieuws. Le libéral a par ailleurs réitéré son plaidoyer pour un allègement du prélèvement kilométrique pendant la nuit afin de soulager le trafic en journée.

Les distances parcourues par les poids lourds sur les autoroutes belges sont actuellement enregistrées électroniquement par ViaPass, l'entité interrégionale qui coordonne les prélèvements kilométriques. De plus, un important réseau de caméras se charge de relever les plaques d'immatriculation des camions, notamment pour les contrôles tronçon. Une foule de données est ainsi disponible, et M. De Backer souhaite les utiliser. "Cela permet aux services d'inspection sociale de contrôler plus rapidement et plus efficacement si les règles sur le tachygraphe, le cabotage et les périodes de conduite et de repos sont respectées." Le secrétaire d'Etat ne voit aucun problème par rapport à la protection de la vie privée. Il estime qu'il s'agit de mesures proportionnelles contre le dumping social. Un projet de loi prévoyant l'échange automatique des données et les garanties nécessaires est en cours de préparation. M. De Backer souligne le bon bilan réalisé par la lutte contre le dumping social ces dernières années. En 2017, 266 millions d'euros ont ainsi été récupérés, fait-il valoir. "Il n'y a jamais eu autant d'inspecteurs, de contrôles ou de recettes. Par rapport aux anciennes législatures, les recettes provenant de la lutte contre la fraude sociale ont doublées." (Belga)

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