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Maggie De Block et la N-VA mettent Jean-Claude Marcourt en garde

Maggie De Block et la N-VA mettent Jean-Claude Marcourt en garde
 
 

La N-VA a dénoncé jeudi la lenteur de la Fédération Wallonie-Bruxelles à instaurer un système de filtre aux études de médecine, condition fixée par le fédéral pour l'octroi d'un numéro Inami à tous les étudiants actuellement en fin d'études. Pour la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block, une année complète d'étudiants pourrait ainsi être "sacrifiée".

A l'automne dernier, le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt et Maggie De Block semblaient avoir trouvé une issue à la polémique qui avait vu descendre dans les rues plusieurs centaines d'étudiants francophones en médecine, menacés pour moitié d'être privés de numéro Inami. L'accord était clair, la ministre fédérale s'engageait à délivrer le précieux sésame à tous les étudiants actuellement inscrits en faculté de médecine. En contrepartie, la Fédération devait mettre en place dès septembre prochain un filtre à ces études pour adapter le nombre d'étudiants admis en fonction des besoins médicaux déterminés sur base d'un cadastre "dynamique" des médecins.


La N-VA dénonce un "entêtement politique"

Le projet de décret n'a toutefois toujours pas été approuvé en gouvernement, ni a fortiori soumis devant le Parlement de la Fédération. Selon la députée N-VA Valerie Van Peel, il ne reste désormais plus assez de temps pour faire passer le décret francophone pour la rentrée prochaine, déplorant "l'entêtement politique" de la Fédération qui, selon elle, espère en réalité que le fédéral va à nouveau lâcher la bride des numéros Inami.


"J'estime être droite dans mes bottes"

Intervenant jeudi à la Chambre, la ministre De Block a assuré que cela n'entrait nullement dans ses intentions. "J'ai permis le lissage pour les étudiants qui sortent maintenant des études. Mais Je n'ai jamais caché que je ne le ferais plus l'année prochaine. Quand j'estime être droite dans mes bottes, je n'ai pas l'habitude de changer d'avis", a-t-elle averti. Pour la ministre fédérale, les conséquences pour les étudiants francophones en médecine sont claires. "Cela signifie simplement qu'une année entière d'étudiants sera sacrifiée à cause d'une personne qui ne peut franchir le pas idéologique d'organiser une épreuve de sélection. C'est comme ça, mais ce n'est pas de ma responsabilité...", a conclu la ministre."C'est grave, mais il est temps que nous pointions les responsabilités là où elles sont, et c'est en Fédération Wallonie-Bruxelles", a enchéri de son côté Valerie Van Peel.


 

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