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Didier Reynders dément les allégations de corruption à son encontre: "Je ne suis absolument pas au courant d'une enquête"

La justice belge enquête sur des accusations de corruption portées contre le chef de la diplomatie Didier Reynders, chargé de la Justice dans la prochaine commission européenne, ont annoncé samedi deux quotidiens belges.

Didier Reynders a déclaré à l'agence de presse belge "ne pas avoir connaissance" d'une telle enquête. Il a précisé avoir demandé à son avocat de "défendre ses droits" et de "démentir les allégations" publiées par les médias. "Il s'agit sans doute à nouveau d'un montage émanant du même homme malveillant qui tente sans cesse de nuire", a pour sa part déclaré à Belga John Hendrickx, le porte-parole de M. Reynders.

Les quotidiens l'Echo et De Tijd ont annoncé avoir pris connaissance des accusations qui ont contraint la justice à lancer une "enquête préliminaire". Elles sont portées par un ancien agent des services de renseignement du Royaume employé de 2007 à 2018.

Le parquet de Bruxelles a confirmé aux deux quotidiens qu'une enquête préliminaire était "en cours". Le parquet décidera au terme de cette enquête préliminaire si les éléments sont suffisants pour être transmis au parquet fédéral.


Tous les candidats commissaires doivent être auditionnés par le Parlement européen

Vice-premier ministre en charge des Affaires étrangères et de la Défense, Didier Reynders est candidat commissaire européen. La présidente de la nouvelle commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen, lui a confié la Justice, le respect de l'État de droit dans l'UE et la protection des consommateurs.

Tous les candidats commissaires doivent être auditionnés par le Parlement européen en vue du vote d'investiture du nouvel exécutif européen au cours de la session plénière du 21 au 24 octobre. Les premières auditions commenceront le 30 septembre. Les élus européens doivent déterminer si les candidats ont les compétences et sont dignes de confiance pour la fonction qui leur a été confiée.

Au terme de leur audition, les candidats peuvent être recalés ou leur portefeuille peut être révisé.

En 2014, Jean-Claude Juncker avait été contraint par le Parlement européen de demander à la Slovénie de remplacer l'ancienne Premier ministre Alenka Bratusek, pressentie pour le poste de vice-présidente chargée de l'Energie, recalée lors de son audition.

Mme Bratusek a été remplacée par Mme Violeta Bulc, avec rang de commissaire et le portefeuille des Transports. La vice-présidence de Mme Bratusek a été confiée au Slovaque Maros Sefcovic.

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