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Elections 2018: DéFi s'est-il fait couper l’herbe de la bonne gouvernance sous le pied par Ecolo?

COMMUNALES 2018

Il n’y a pas eu de vague Défi. Olivier Maigain est-il déçu ce matin ? Il a répondu aux questions de Martin Buxant dans la Matinale Bel RTL.

"Il y a des résultats contrastés, je fais rapidement un bilan, Bruxelles, de bons comportements dans certaines communes, et même parfois des progressions. Je vois des progressions dans des communes où on le souhaitait, Jette, Ganshoren, Berchem, Forest… Il y a quand même des progressions. En Wallonie, il y a des percées réelles, là où il y a de bonnes équipes, avec de bons résultats, dans le Brabant wallon, le Namurois, même parfois des endroits où je ne m’y attendais pas : Floreffe, 21% des voix…"

A Bruxelles, vous stabilisez, maintien des trois maïorats DéFi. Mais vous échouez à remettre la main sur Watermael-Boitsfort ?

"Exact, il faudra tirer les enseignements sur Boitsfort. On a bien vu qu’à Bruxelles il y a un succès d’Ecolo indéniable, finalement, qui en pâtit le plus, c’est incontestablement le MR, qui s’écroule dans beaucoup de communes, un écroulement réel. Se dire que le MR a moins de bourgmestres que nous, je ne crois pas qu’aujourd’hui que le MR va trouver un grand motif de satisfaction".

A Bruxelles-ville, vous n’avez pas profité de l’affaire du Samusocial ?

"Non, mais c’est Ecolo. Peut-être que parce que dans l’actualité récente, il y a eu des thématiques liées au réchauffement climatique, ou aux problèmes de fourniture d’énergie qui a fait qu’Ecolo a été porté par ces sujets, mais je constate que nous sommes loin de connaître un tassement, au contraire, on a un bon comportement d’ensemble".

Est-ce que vous ne vous êtes pas fait couper l’herbe de la bonne gouvernance sous le pied par Ecolo ?

"Si nous n’avions pas eu le même volontarisme, nous n’aurions pas eu le même résultat que nous avons. Notamment dans ma commune, si j’ai le résulat que j’ai, ou dans d’autres communes, c’est parce que nous avons été très clairs sur ces sujets".

En Wallonie, le challenge, c’était de s’implanter sur l’échiquier politique wallon, vous l’aviez dit, 100 élus, cela aurait été un succès, vous en avez combien ?

"J’avais dit, ce sera un bon succès si on en avait une cinquantaine, nous avons dépassé le cap de la cinquantaine, c’est fait, on réussit notre percée, comme je le dis, avec de bons résultats à certains endroits. L’ancrage s’installe avec évidemment des zones où nous ne sommes pas encore présents, parce que nous ne sommes pas encore organisés, mais une force d’entrainement pour d’autres partis de la Wallonie".

Quels sont les consignes de négociation que vous donnez à vos élus ? On vous avait entendu dire, plutôt pas avec le PS ou le MR, vous maintenez, aujourd’hui cette ligne directrice ?

"On dit très clairement que si on pouvait casser l’axe PS/MR dans un certain nombre de communes, tant à Bruxelles qu’en Wallonie, il fallait y travailler. Je constate que généralement, ce n’est pas avec cet axe-là que nous travaillons dans un certain nombre de communes, parce que j’entends qu’on pourrait participer à une majorité à Floreffe, à Tubize, et peut-être encore en d’autres lieux de Wallonie".

Les libéraux ont été sanctionnés par ce scrutin, est-ce une sanction du niveau fédéral, est-ce que vous mêlez les niveaux de pouvoir ou pas du tout ?

"C’est à la fois le résultat d’un rejet net de la majorité au fédéral par les francophones, qui se sentent exclus de cette majorité, qui ne se sentent pas représentés, pas défendus, et c’est aussi une sanction, pour un certain nombre de listes MR, due à des comportements personnels".

On sait votre attachement à la cause des francophones en périphérie bruxelloise, on avait le futur bourgmestre de Kraainem dans ce studio. Les listes bilingues ont été sanctionnées ?

"A Kraainem, nous sommes en tête, largement. Nous avons, au collège, trois représentants, c’est à la proportionnelle, nous faisons jeu égal avec les autres listes. En réalité, le cdH a fait le choix de l’alliance avec les partis radicaux flamingants, quasiment même, le CD&V, par exemple, qui sont quand même le partenaire privilégié de la N-VA dans d’autres communes, et le cdH a déforcé l’alliance francophone en périphérie, mais ça a été souvent le cas".

Est-ce que les droits des francophones sont mis en péril par ce choix d’alliances ? Est-ce que vous craignez pour les facilités ?

"On voit déjà ce que fait le gouvernement flamand, madame Homans ne respecte rien des arrêtés du conseil d’Etat, ne respecte pas la loi et menace constamment d’enlever les facilités, et je ne crois pas que le nouveau bourgmestre de Kraainem aura beaucoup de volonté de tenir tête à ces gens-là". 

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