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Elections 2019 - Malgré les contestations, il n'y aura pas de panneaux électoraux communaux à Namur

Elections 2019 - Malgré les contestations, il n'y aura pas de panneaux électoraux communaux à Namur
ELECTIONS 2019

(Belga) Malgré les critiques du PTB et du PS, la Ville de Namur ne mettra pas de panneaux d'affichage à disposition des partis pour les prochaines élections, a-t-on appris jeudi lors du conseil communal.

La banderole "Sans affiche, c'est de la triche" brandie par une dizaine de militants du PTB jeudi soir à l'entrée de l'hôtel de ville n'y a rien fait. La règlement de propagande électoral proposé par le collège namurois a bien reçu l'approbation de la tripartite cdH-Ecolo-MR, ainsi que de DéFi, par la voix de Pierre-Yves Dupuis. Comme en 2012, aucun panneau d'affichage communal ne sera donc prévu pour permettre aux différentes listes d'y présenter leurs candidats. L'échevine du Cadre de vie et de la Population, Charlotte Deborsu (MR), a notamment justifié cette mesure par les 40.000 euros nécessaires au déploiement et à l'enlèvement des panneaux. En outre, il faudrait mobiliser du personnel pendant un total de 596 heures. Il serait aussi compliqué de trouver des emplacements adaptés pour disposer les structures qui devraient faire 30 mètres de long. La libérale a également indiqué que l'affichage de ce type était "d'un autre âge" et qu'aujourd'hui "beaucoup d'autres moyens d'expression s'offrent aux candidats, à commencer par internet". Elle a aussi mis en avant le fort risque de vandalisme et la nécessité de mener une campagne plus écoresponsable. Pour faire leur promotion, les partis pourront donc uniquement se reposer sur leur propre réseau d'affichage. La Ville de Namur a cependant indiqué son souhait de répartir "avec équité" les 37 panneaux d'expression libre implantés sur son territoire entre les différentes listes. De même, un toutes-boîtes présentant l'ensemble des candidats devrait être envoyé à titre de compensation, comme ce fut le cas en 2012. Bien trop maigre aux yeux du meneur du PTB namurois, Thierry Warmoes, qui estime que les petits partis qui ont moins de moyens sont victimes de cette décision. "C'est un déni de démocratie", a-t-il lancé, non sans souligner que les panneaux d'expression libre ne couvrent pas tout le territoire et sont avant tout destinés aux associations et organisations culturelles. "La démocratie n'a pas de prix, c'est un faux prétexte", a également déclaré la cheffe de file du PS, Eliane Tillieux, rappelant que le budget nécessaire ne représenterait "que 6,6%" de celui qui devra être déboursé par an pour le téléphérique de la citadelle. Réponse de Philippe Noël, le chef du groupe Ecolo : "on ne peut pas assimiler la démocratie à des panneaux". (Belga)

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