Face au positionnement de la N-VA, Willy Borsus "relativise": pour lui, il n'y a pas subitement un "bloc flamand qui se lève"

Willy Borsus était l’invité de la Matinale de Bel RTL. Il a répondu aux questions de Martin Buxant.

Que pense le ministre-président du gouvernement wallon Willy Borsus (MR) du positionnement de la N-VA en vue des prochaines élections fédérales, régionales et européennes ?

Bart De Wever comme ministre-président flamand, ça veut dire que la N-VA va masser toutes ses forces à la frontière linguistique, est-ce que ça vous fait peur ?

"Je voudrais un peu relativiser l’information, bien sûr, Bart De Wever a la personnalité qu’on connaît, et la N-VA la position politique qui est la sienne dans le paysage politique, mais je rappelle que la N-VA est déjà depuis pratiquement 15 ans au gouvernement flamand, et que mon collègue Geert Bourgeois est aujourd'hui président de ce gouvernement flamand, il était un des membres fondateurs de la N-VA, on ne se trouve pas dans une situation où il y aurait subitement un bloc flamand qui se lève, on est dans un démarche que l’on rencontre dans un Etat fédéral, comme le nôtre, où effectivement, les uns et les autres se positionnent par rapport à des perspectives éventuelles, parce qu’il y a encore la parole aux électeurs qu’il ne faut jamais oublier".


On parle d’Etat fédéral, on parle aussi de confédéralisme pour le moment, c’est quelque chose que nous, francophones, on doit refuser ? C’est non ?

"C’est non seulement le refuser, on doit le rejeter, soyons clairs, le confédéralisme c’est l’antichambre de la séparation dans ce pays. D’ailleurs d’aucuns considèrent ceci comme une étape, nous y sommes totalement opposés, ce sera définitivement sans nous, moi je ne suis pas là pour démanteler la Belgique".

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