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Georges-Louis Bouchez est-il un problème pour le MR? Des ténors du parti réagissent

 
 

L'affaire a fait grand bruit jeudi: Georges-Louis Bouchez a tenté de remplacer la ministre wallonne Valérie De Bue par Denis Ducarme. Plusieurs élues wallonnes ont alors manifesté leur indignation. Le couac n'est pas le seul reproche à l'égard du président de parti: le casting des libéraux envoyés au gouvernement fédéral fait grincer des dents. Surtout en province de Liège, qui n'est plus représentée à l'exécutif.

Le climat se fait pesant au sein du Mouvement réformateur. Jeudi, nous apprenions que son président Georges-Louis Bouchez avait proposé à Denis Ducarme de prendre la place de Valérie De Bue, ministre wallonne. En effet, suite à la formation de la majorité Vivaldi, Denis Ducarme a quitté son poste de ministre au gouvernement fédéral.

Un remplacement, quoiqu'il en soit impossible en raison d'un décret voté l'an dernier précisant qu'au moins 30% du gouvernement wallon soit composé de femmes. Sans Valérie De Bue, il n'en restait que deux sur huit ministres: Christie Morreale et Céline Tellier. Le quota requis n'aurait donc plus été respecté.

"Il y a un problème au sein du MR"

La volonté de Georges-Louis Bouchez de replacer Denis Ducarme a provoqué un tollé parmi les députées wallonnes de tout bord. "C'est vraiment une violence inouïe. D'une part la manière dont on débarque comme ça quelqu'un. Et puis le fait qu'un président de parti ne connaisse pas la règle, qui est celle que son parti a votée et que tout le Parlement a votée à l'unanimité", a notamment lancé Hélène Ryckmans, députée wallonne Ecolo.

Cette affaire laisse entrevoir une crise au sein du parti libéral qui compte aujourd'hui trois ministres au sein du nouveau gouvernement De Croo. Si l'ancienne Première ministre Sophie Wilmès n'a pas souhaité s'exprimer sur ce sujet à notre micro cet après-midi lors de la séance du parlement encadrant le vote de confiance du gouvernement, d'autres ténors du parti ne s'en sont pas privé.

Il y a eu des couacs, maintenant on doit en tirer les conséquences

L'un des premiers concernés, Denis Ducarme, reconnaît un malaise au sein de son parti : "Il y a un problème au sein du MR, il ne faut pas le nier. Des erreurs ont été commises". L'ancien ministre des Indépendants souhaite faire rapidement table rase de cette histoire. "Je veux rassurer les militants et les citoyens. Nous allons tourner rapidement cette page déplorable pour continuer de travailler à l'intérêt des Belges. Il s'agit d'être au travail plutôt que de donner ce type d'images", conclut-il.

Le président du MR se trouve-t-il sur la sellette suite à cette gestion maladroite ? "Georges-Louis, c'est un enfant terrible. Il est hyper doué. Il a beaucoup de talents. Il a aussi les défauts de ses qualités. Mais parfois il agit plus vite qu'il ne réfléchit, c'est un peu l'apanage de la jeunesse. Est-ce que c'est un problème définitif ou pas? On va en discuter", réagit le député fédéral Benoît Piedboeuf.

"Je suis toujours derrière les jeunes, il faut faire monter les jeunes. C'est un des jeunes talentueux. Il y a eu des couacs, est-ce dû à la fatigue, au surmenage ou alors un certaine vision personnelle des décisions à prendre ? Il s'en rend compte bien entendu. C'est un garçon intelligent donc il se rend bien compte qu'il aurait probablement pu faire mieux sur ce coup là. Maintenant on doit en tirer les conséquences", prévient-il.

En coulisses, les discussions vont bon train à propos du sort du président du parti Georges-Louis Bouchez. Des scénarios visant son éviction circulent en interne, a-t-on également confirmé à l'agence Belga.




 

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